1 Nous donc aussi, puisque nous sommes entourés d'une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance l'épreuve qui nous est proposée. 2 Faisons-le en gardant les regards sur Jésus, qui fait naître la foi et la mène à la perfection. En échange de la joie qui lui était réservée, il a souffert la croix en méprisant la honte qui s'y attachait et il s'est assis à la droite du trône de Dieu. 3 Pensez en effet à celui qui a supporté une telle opposition contre lui de la part des pécheurs, afin de ne pas vous laisser abattre par le découragement.
4 Vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang dans votre combat contre le péché 5 et vous avez oublié l'encouragement qui vous est adressé comme à des fils :
Mon fils, ne méprise pas la correction du Seigneur et ne perds pas courage lorsqu'il te reprend. 6 En effet, le Seigneur corrige celui qu'il aime et il punit tous ceux qu'il reconnaît comme ses fils. 
7 Supportez la correction : c'est comme des fils que Dieu vous traite. Quel est le fils qu'un père ne corrige pas ? 8 Mais si vous êtes dispensés de la correction à laquelle tous ont part, c'est donc que vous êtes des enfants illégitimes et non des fils. 9 D'ailleurs, puisque nos pères terrestres nous ont corrigés et que nous les avons respectés, ne devons-nous pas d'autant plus nous soumettre à notre Père céleste pour avoir la vie ? 10 Nos pères nous corrigeaient pour un peu de temps, comme ils le trouvaient bon, tandis que Dieu le fait pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté. 11 Certes, au premier abord, toute correction semble un sujet de tristesse, et non de joie, mais elle produit plus tard chez ceux qu'elle a ainsi exercés un fruit porteur de paix : la justice.

(Hébreux 12.1-11)

 

Lecture proposée : (Psaume 123)

Prière pour le peuple opprimé

1 Chant des montées.
J'ai levé les yeux vers toi,
qui sièges dans le ciel.
2 Oui, tout comme les yeux des serviteurs
sont fixés sur la main de leur maître,
et les yeux de la servante
sur la main de sa maîtresse,
ainsi nos yeux se tournent vers l'Eternel, notre Dieu,
jusqu'à ce qu'il nous fasse grâce.
3 Fais-nous grâce, Eternel, fais-nous grâce,
car nous n'en pouvons plus d'être méprisés,
4 nous en avons plus qu'assez
des moqueries des orgueilleux, du mépris des hautains !

 

 

 

 

QU’ON SE LE DISE

 

A eux seuls, nos yeux peuvent exprimer ce que nous pensons. Dans un couple, si l’entente est bonne, un seul regard suffit pour se comprendre. Est-ce de la télépathie ? Certainement pas ! Nos regards expriment beaucoup de choses, parmi les meilleures ou les pires.

 

Porter nos regards sur Jésus, c’est exprimer d’emblée la foi que nous avons en lui et notre désir de le suivre, lui notre Sauveur. Siméon, contemplant Jésus bébé, rendit grâces à Dieu en disant : Mes yeux ont vu ton salut (Luc 2.30) Regarder à Jésus, c’est regarder à Dieu. Nous sommes assurés d’être écoutés et d’être bénis. David pouvait dire : Quand on tourne vers lui les regards, on est rayonnant de joie, et le visage ne se couvre pas de honte (Psaume 34.6).

 

Mais comment pouvons-nous porter nos regards sur le Christ qui est au ciel ? En plongeant nos regards dans sa Parole. Celui qui aura plongé ses regards dans la loi parfaite (la Parole de Dieu) sera heureux dans sa vie (Jacques 1.25). C’est là la raison d’être de la Bible. L’apôtre Jean nous l’assure :  ce que nous avons vu de nos yeux concernant la parole de vie, nous vous l’annonçons… (1 Jean 1.1-2). Ne nous privons donc pas de plonger nos regards dans la Bible. Elle est vraiment la Parole de Dieu.

 

 (Extrait des « Méditations Quotidiennes - Yves Perrier)

Ichtus (2)