Rompre avec la solitude

 

 

Le pays désert et la terre aride se réjouiront. La solitude s'égaiera et fleurira comme les lis (Esaïe 35.1)

 

Mais ce sont nos souffrances qu'il a portées. C'est de nos douleurs qu'il s'est chargé (Esaïe 53.4)

 

Il en existe de toutes sortes.

 

Elle vous traverse d'un seul coup à la séparation ou la perte d'un proche.

 

Elle vous prend à la gorge quand on se sait incompris. Ou devient tranchante au sein du couple ou de la famille.

 

La solitude est ce moment sourd qui s'impose comme la force d'une vague pour faire silence sur vos fardeaux et vos liens. Elle vous incite encore à faire le vide, pour fixer vos regards sur l'étendue de votre isolement.

 

Le constat est sans appel : dans les déserts que nous sommes appelés à traverser, notre besoin de vraies relations avec les autres, avec l'autre, se fait d'autant plus criant que nous sommes peu à se montrer vulnérables.

 

Il y a pourtant lieu d'en tirer avantage, celui d'entrer sincèrement dans un dialogue avec ce Dieu vivant que l'on croit lointain, tandis que tout son être n'aspire qu'à vous remplir de sa présence et vous tendre ses bras.

 

L'homme doit connaître sa solitude comme un arbre imprégné de clarté pour investir la forêt des possibles.

 

Et se présenter devant Celui qui fait accueil de tout ce que l'on est y compris et surtout nos manquements, c'est une façon de donner du sens à sa solitude.

 

« Moi, je suis venu pour que les hommes aient la vie en abondance » (Jésus-Christ, Jean 10.10)

 

Le premier pas est déjà fait. Jésus a montré sa compassion et sa douceur envers les souffrants. Il est près de quiconque à confiance en lui et nous envoie vers ceux qui sont plus seuls que nous.

 

 

(Flyer de Média Espérance)

Ichtus (2)