6 Car pour moi, je sers déjà de libation,

et le moment de mon départ approche.

7 J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course,

j'ai gardé la foi. 8 Désormais la couronne de justice m'est réservée ;

le Seigneur, le juste juge, me le donnera dans ce jour-là,

et non seulement à moi,

mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement.

(2 Timothée 4.6-8)

 

 

ACHEVER SA COURSE

 

L’apôtre Paul n’écrit pas : « J’ai achevé mon œuvre », mais : J’ai achevé ma course.

 

Il n’écrit pas davantage : « J’ai remporté toutes les victoires », mais j’ai combattu le bon combat.

 

A l’heure des bilans, Paul ne dresse pas un inventaire de tout ce qu’il a fait de bien ni de tous les projets qu’il a menés à terme. Il ne se lamente pas non plus sur tous ses « actes manqués » ni sur ses projets qui n’ont pas abouti…

 

Pourtant, il est certain qu’une couronne de justice lui est réservée auprès de Dieu qu’il s’apprête à rejoindre. Sa certitude n’est basée que sur ce constat : j’ai gardé la foi. Il sait que devant Dieu, tout dépend uniquement de la façon dont nous aurons traité, durant notre course terrestre, Jésus-Christ le Seigneur, le juste juge.

 

Paul avait compris son indignité. Il plaçait sa confiance en Dieu qui accorde sa grâce à ceux qui acceptent avec foi Jésus comme leur unique porte d’entrée pour le ciel.

 

Certains auront dédaigné l’offre gratuite de Dieu. D’autres auront essayé de se bricoler un CV irréprochable rempli de mérites personnels et, accessoirement, d’un peu de religion. Mais il y a un seul moyen d’avoir les mêmes certitudes que l’apôtre et espérer être un jour accueillis par Dieu : c’est par la foi en l’œuvre parfaite de Jésus-Christ à notre place.

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes » - Bernard Smagghe)

 

Ichtus (2)