2 Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père.

Si ce n'était pas le cas, je vous l'aurais dit.

Je vais vous préparer une place.

3 Et puisque je vais vous préparer une place,

je reviendrai et je vous prendrai avec moi afin que,

là où je suis, vous y soyez aussi.

(Jean 14.2-3)

 

Lecture proposée : (Jean 10.16-29)

16 J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos; celles-là aussi, il faut que je les amène; elles écouteront ma voix et il y aura un seul troupeau, un seul berger. 17 Le Père m'aime, parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite. 18 Personne ne me l'enlève, mais je la donne de moi-même. J'ai le pouvoir de la donner et j'ai le pouvoir de la reprendre. Tel est l'ordre que j'ai reçu de mon Père.»
19 Ces paroles provoquèrent de nouveau une division parmi les Juifs. 20 Beaucoup d'entre eux disaient: «Il a un démon, il est fou. Pourquoi l'écoutez-vous?» 21 D'autres disaient: «Ce ne sont pas les paroles d'un démoniaque. Un démon peut-il ouvrir les yeux des aveugles?»
22 On célébrait alors à Jérusalem la fête de la dédicace. C'était l'hiver. 23 Jésus marchait dans le temple, sous le portique de Salomon. 24 Les Juifs l'entourèrent et lui dirent: «Jusqu'à quand nous laisseras-tu dans l'incertitude? Si tu es le Messie, dis-le-nous franchement.»
25 Jésus leur répondit: «Je vous l'ai dit et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais au nom de mon Père témoignent en ma faveur, 26 mais vous ne croyez pas parce que vous ne faites pas partie de mes brebis, [comme je vous l'ai dit]. 27 Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent. 28 Je leur donne la vie éternelle. Elles ne périront jamais et personne ne pourra les arracher à ma main. 29 Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous et personne ne peut les arracher à la main de mon Père.

 

 

TOUS LES TROIS

 

L’amour ne peut exister indépendamment de la foi. Les deux procèdent de Dieu et sont inséparables.

 

Et l’Espérance ? Beaucoup disent avoir la foi, amis sans réelle espérance. Il y a certes une distinction entre les deux. La foi saisit ce qui est pour maintenant : l’espérance, ce qui est encore attendu. Mais c‘est le même mouvement, empreint de confiance pour ce que Dieu dit et accomplit.

 

Ce que dit Jésus du bon berger (Jean 10) confirme le caractère interdépendant de l’amour, de la foi et de l’espérance.

 

Quand il dit qu’il donne sa vie pour ses brebis, nous y voyons la manifestation de son amour. Donner sa vie, il le fit une fois pour toutes à la croix, mais il le fait aussi chaque jour, comme le cep en faveur des sarments.

 

Quand il dit que ses brebis connaissent sa voix et le suivent, il parle de la foi : c’est moins l’œuvre des brebis qu’un signe de leur appartenance au berger. La foi se traduit par un engagement immédiat. Abraham crut et partit. C'est par la foi qu'Abraham a obéi lorsque Dieu l'a appelé et qu'il est parti pour le pays qu'il devait recevoir en héritage. Et il est parti sans savoir où il allait. (Hébreux 11.8).

 

Enfin, quand Jésus dit : « Elles ne périront jamais et nul ne les ravira de ma main (verset 28),c’est à proprement parler de l’espérance chrétienne qu’il nourrit. Pour certains, l’espérance semble moins essentielle que la foi ou que l’amour. Or l’espérance, tout autant que la foi et l’amour, conditionne la marche journalière du chrétien dans ce monde.

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes » - Charles Nicolas)

 

Ichtus (2)