PavY00016-Et c'est la voix ddu verbe qui enflamme(Photopoème d'avant, Yann) Reduit

Et c'est la voix du verbe qui enflamme

 

Quand je te dis les mots : « je t'aime »

C'est la vie d'un silence qui se brise,

Elle éclate fort de son rire blême,

Noie dans l'élan les jours de crise.

 

Ces mots d'amour ; feu de tendresse ;

Créent la profondeur de nos chers regards ;

On les reçoit caresse de l'ivresse

Enveloppant nos cœurs sans fard.

 

Naissent alors d'autres silences

Bien plus intenses, plus parlant encore ,

Et le refus muet de dire s'avance...

A petits pas la voix s'endort.

 

L'homme aux oreilles si matière

Entend l'invisible d'un monde intime ;

L'inaudible se voit rare prière...

Ainsi naît le frisson de l'infime.

 

Entend ce que son chant d'amour te prouve !

« Homme-matière » aux oreilles d'esprit,

Contente-toi de ses flammes qui couvent...

N 'attend rien, rien que sa douceur sans prix.

 

Un jour peut-être, ou dans la nuit qui suit ;

Les trois mots frapperont a cappella

Les limbes fous de l'enfant d'aujourd'hui

En liberté du vivre dans l'éclat.

 

Naît le tableau vibrant du sentiment :

En fleur d'émotion il a peint cette âme

En point de suspension d'hier absent ,

Et c 'est la voix du verbe qui enflamme.

 

 

Yann

20110128