« Nul ne peut servir deux maîtres.

Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon »

(Matthieu 6 :24)

 

La Dîme : CE QU’EN PENSAIT ALEXANDRE WESTPHAL*

« De toutes les paroles de Jésus, voilà celle que le monde chrétien a laissée de côté le plus complètement. Ce qui paralyse notre action, c’est que l’église ne constitue pas un milieu social dont les ressources sont mises à la disposition de Dieu. Les efforts individuels sont admirables, mais dans l’ensemble du monde chrétien, voire des gens d’Église, la royauté de l’argent demeure.

Les Juifs donnaient leur dîme : ils n’avaient pourtant que l’ombre des biens à venir. Nous possédons la réalité de ces biens : combien de nous donnent la dîme ?

  • Il me faudrait donc donner cinquante mille francs ! répondait un gros financier à un chrétien qui lui parlait de la dîme

  • Il vous en coûterait assurément moins qu’il en coûte à ma servante de donner trente francs sur les trois cent de son gage, répondit son ami 

 La situation n’a pas changé depuis 1918 où ces lignes furent écrites. Les besoins n’ont pas cessé d’être criants. Le nombre de frères et sœurs chrétiens persécutés ou privés de l’élémentaire n’a pas cessé d’augmenter . Y a-t-il moins d’enfants qui meurent de faim ? Or, la mission ou l’action de l’église, l’évangélisation elle-même, sont toujours paralysées parce que même « les gens d’Église » sont demeurés sous l’emprise de Mammon.

 N’est-il pas temps de choisir et de secouer son joug ?

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes – Richard Doulière)

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Docteur en théologie, pasteur et professeur de théologie biblique (1861-1951), Alexandre Westphal fût un éminent bibliste de son époque. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages notamment: Dictionnaire encyclopédique de la Bible
Les prières de la Bible, Jésus de Nazareth, Harmonie des quatre Évangiles. Il s'est également intéressé à la question de la révélation du nom de Dieu dans l'Ancien Testament

 

Ichtus (2)