UNE CRAINTE HEUREUSE

 

Heureux quiconque craint le Seigneur et suit ses voies ! (Psaume 128.1) (NBS)

 

Lecture proposée : (Psaume 128.1-2)

1 Chant des montées.
Heureux tout homme qui craint l'Eternel,
qui marche dans ses voies!
2 Tu profites alors du travail de tes mains,
tu es heureux, tu prospères.

 

DE LA PAROLE…

 

Notre logique nous dit de ne pas craindre le Dieu qui nous assure de son grand amour et offre gratuitement la vie éternelle à qui l’accepte. Pourtant, nous l’avons vu, la crainte est le commencement de la sagesse. Ceux qui craignent Dieu gagnent en sagesse, et ceux qui ne le craignent pas sont insensés. L’Ecriture est très claire à ce sujet.

 

Celui qui ne craint pas Dieu manifeste une approche irréfléchie de la vie. La beauté majestueuse de la création ne l’étonne pas. Le temps et la vie perdent de leur valeur. Ses relations lui paraissent banales. Et le péché, dont l’existence même est remise en question, n’est plus un problème. De toute façon, Dieu n’en fera pas grand cas.

 

Par contre, ceux qui craignent Dieu considèrent que toutes choses sont saintes : la création est un bienfait et la vie un privilège. Les relations et les moyens à notre disposition sont des responsabilités qu’une telle personne assume avec sérieux, et le péché devient une calomnie tragique de notre Père. Ceux qui craignent Dieu voient de plus en plus le péché comme un vilain graffiti qui souille la propriété divine et comme une trahison contre le plan divin. Pour eux, le péché ne peut que troubler leur humanité et ronger leur sensibilité.

 

En quoi cette attitude peut-elle nous rendre « heureux » ? Elle nous donne une juste perspective et nous indique le bon chemin. Elle nous unit au cœur de Dieu -non un Dieu qui terrorise, mais un Dieu fascinant que nous ne pouvons que vénérer. Elle dégrise d’une existence irréfléchie et aveugle. Nous voyons davantage les choses telles qu’elles sont.

 

AUX ACTES…

 

Quelle est la mesure de notre crainte ? Traitons-nous les dons de Dieu avec légèreté ? Considérons-nous que la grâce divine est un acquis, et sommes-nous indulgents à l’égard de notre péché ? Sommes-nous désinvoltes dans nos relations ? Gérons-nous notre temps et nos ressources sans soin ? Que de tels symptômes d’insouciance soient autant de signaux d’alarme ! Rions et profitons de la vie. Mais craignons Dieu. Aimons-le très fort, mais respectons-le aussi profondément. Alors nous saurons ce que veut dire « heureux ».

 

(Extrait du livre « 365 méditations Dans ses Pas » – Chris Tiegreen)

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