La signification prophétique des Fêtes de l’Eternel. Article de Henri Viaud-Murat.
B424-La signification prophétique des Fêtes de l’Eternel.
Article de Henri Viaud-Murat.
Dans la Loi de Moïse, le Seigneur avait établi sept Fêtes principales, qui devaient être observées par le peuple Hébreu. Devons-nous les observer dans la nouvelle alliance? Quelle signification prophétique ces Fêtes peuvent-elles avoir pour nous chrétiens?
Quelles sont ces sept Fêtes principales que le peuple Hébreu devait observer?
Elles sont listées dans le Livre du Lévitique, au chapitre 23:
Le Seigneur mentionne tout d’abord le sabbat, le jour de repos obligatoire du septième jour de la semaine.
Dans le Nouveau Testament, il n’est fait nulle part mention que nous devons continuer à observer le repos du sabbat. Mais voici ce que l’auteur de l’épître aux Hébreux nous enseigne:
« Car cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu’à eux; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent. Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, selon qu’il dit: Je jurai dans ma colère: Ils n’entreront pas dans mon repos! Il dit cela, quoique ses oeuvres eussent été achevées depuis la création du monde. Car il a parlé quelque part ainsi du septième jour: Et Dieu se reposa de toutes ses oeuvres le septième jour. Et ici encore: Ils n’entreront pas dans mon repos! Or, puisqu’il est encore réservé à quelques-uns d’y entrer, et que ceux à qui d’abord la promesse a été faite n’y sont pas entrés à cause de leur désobéissance, Dieu fixe de nouveau un jour, aujourd’hui, en disant dans David si longtemps après, comme il est dit plus haut: Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos coeurs. Car, si Josué leur eût donné le repos, il ne parlerait pas après cela d’un autre jour. Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu. Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses oeuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes. Efforçons-nous donc d’entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance » (Hébreux 4: 2-11).
Ce passage nous montre clairement qu’il existe un repos de sabbat réservé au peuple de la nouvelle alliance. Et ce repos est défini comme le repos de la foi. Nous sommes donc libérés complètement de l’obligation de respecter le jour de repos du sabbat.
Ce repos de la foi consiste à saisir par la foi la plénitude de l’héritage que Christ nous a acquis sur la croix, non seulement le pardon des péchés et la nouvelle naissance, mais le baptême de l’Esprit, les dons spirituels, la possibilité de marcher par l’esprit, la délivrance de tout lien, la guérison, la santé, la prospérité, la bénédiction pour nos familles, etc… C’est cet héritage que représente l’entrée dans la pays de Canaan.
Il n’est certes pas mauvais en soi de respecter un jour de repos hebdomadaire, que ce soit le samedi ou un autre jour. Mais il ne s’agit plus d’une stricte obéissance à un commandement décrété par une loi.
Lévitique 23 donne ensuite la liste des sept principales Fêtes de l’Eternel. Ces fêtes étaient des ordonnances qui devaient être respectées par le peuple d’Israël. Elles ne sont plus destinées à être observées par les chrétiens de la nouvelle alliance, pour la simple raison que ces fêtes devaient être observées uniquement à Jérusalem, au temple de l’Eternel.
Les Israélites étaient tenus de venir observer à Jérusalem au moins les trois fêtes les plus importantes: la Fête de la Pâque, la Fête de la Pentecôte, et la Fête des Tabernacles.
A L’occasion de ces fêtes, de nombreux sacrifices d’animaux étaient effectués. Tous ces sacrifices ont été remplacés, pour les chrétiens, par le sacrifice unique et suffisant du Seigneur Jésus sur la croix.
Toutefois, ces fêtes gardent leur importance prophétique pour l’Eglise de Christ. En effet, Dieu a choisi les moments précis de ces fêtes pour que s’y produise un événement important de la vie de Christ et de l’Eglise.
Voici quelles sont ces fêtes:
1. La Pâque de l’Eternel (Pessah): le 14e jour du premier mois de l’année religieuse, « entre les deux soirs » (mars-avril dans l’hémisphère nord):
Cette Fête commémore la délivrance des enfants d’Israël de leur captivité en Egypte. Ce soir-là, les Hébreux devaient sacrifier un agneau sans tache, et appliquer son sang sur les linteaux et les montants de la porte de leur maison, afin d’être protégés de l’ange destructeur qui devait tuer les premiers-nés des Egyptiens.
Pour nous chrétiens, la Pâque préfigure le sacrifice rédempteur du Seigneur Jésus sur la croix. Il faut noter que le Seigneur a été mis à mort le jour même de la Pâque juive.
2. La Fête des Pains sans Levain (Fête liée à Pessah): du quinzième au vingtième jour de ce même mois.
Le levain est le symbole du péché. Les Hébreux devaient, pendant sept jours, manger du pain sans levain, et éliminer tout levain de leur maison. Pour nous chrétiens, éliminer tout levain nous rappelle que nous devons travailler avec le Seigneur à éliminer tout péché de notre vie. Tout d’abord par la repentance, quand le Saint-Esprit nous révèle un péché que nous avons commis. Ensuite, en apprenant à ne plus pratiquer ce péché, et en continuant à progresser dans notre sanctification et dans la marche par l’esprit.
Notons que le Seigneur a été mis au tombeau au début du premier jour de la Fête des Pains sans Levain, à la fin de l’après-midi du quatorzième jour du premier mois.
3. La Fête des Prémices (Yom ha-Bikkurim): Le premier jour de la semaine qui suit le sabbat ordinaire de la semaine de la Pâque. Cette fête était donc programmée au milieu de la Fête des Pains sans Levain.
Comme Jésus devait passer trois nuits et trois jours dans la tombe, et devait ressusciter le premier jour de la semaine, c’est-à-dire le samedi soir, il était impossible qu’il ait été crucifié un vendredi. Il a nécessairement été crucifié un mercredi, pour être mis au tombeau le mercredi en fin d’après-midi, c’est-à-dire au début de la journée du jeudi.
Le Seigneur est ensuite resté dans la tombe trois nuits (les nuits du mercredi au jeudi, du jeudi au vendredi, et du vendredi au samedi) et trois jours (les jours du jeudi, du vendredi et du samedi). Il est donc ressuscité au début du premier jour de la semaine, c’est-à-dire le samedi en fin d’après-midi.
Ce premier jour de la semaine était justement le jour de la Fête des Prémices:
« Parle aux enfants d’Israël et tu leur diras: Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne, et que vous y ferez la moisson, vous apporterez au sacrificateur une gerbe, prémices de votre moisson. Il agitera de côté et d’autre la gerbe devant l’Eternel, afin qu’elle soit agréée: le sacrificateur l’agitera de côté et d’autre, le lendemain du sabbat » (Lévitique 23: 10-11).
Ce « lendemain du sabbat » était le premier jour de la semaine, le dimanche qui suivait le sabbat ordinaire de la semaine de la Pâque.
Pour nous chrétiens, cette Fête des Prémices doit nous rappeler que Christ est les prémices de ceux qui vont ressusciter en Lui:
« Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts. Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ, mais chacun en son rang. Christ comme prémices, puis ceux qui appartiennent à Christ, lors de son avènement » (1 Cor 15: 20-23).
L’avènement dont il est parlé ici fait référence à l’enlèvement de l’Eglise fidèle.
« Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d’après la parole du Seigneur: nous les vivants, restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts. Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thess 4: 15-17).
Nous verrons plus loin à quelle Fête de l’Eternel cet enlèvement devrait correspondre.
4. La Fête de la Pentecôte (Chavouot):
Pour les Juifs, la Fête de la Pentecôte, 50 jours après la Pâque, commémore le don de la Torah à Israël sur le Mont Sinaï. Pour les chrétiens, le jour de la Pentecôte commémore le don du Saint-Esprit, répandu sur l’Eglise de Christ, et chargé de nous enseigner toutes choses.
C’est le Saint-Esprit qui nous permet de recevoir la pleine révélation de la Parole de Dieu, de la comprendre et de la vivre par la foi.
C’est une différence essentielle entre l’Eglise de Christ et le peuple Hébreu, car les Hébreux n’avaient pas le Saint-Esprit résidant en permanence en eux. Ils n’étaient pas nés de nouveau par le fait d’appartenir au peuple élu. Ils n’avaient pas accès au salut par l’observation des commandements de la Loi, puisqu’il leur était impossible d’observer toute la loi, mais ils ne pouvaient être sauvés que par la repentance et la foi dans le Dieu d’Israël, comme Abraham, déclaré juste par Sa foi en Dieu.
Rappelons que ces quatre Fêtes du printemps ont exactement correspondu à un événement important de la vie de Jésus-Christ et de Son Eglise.
On peut raisonnablement penser qu’il devrait en être de même pour les trois fêtes de l’automne, qui se déroulent toutes les trois au cours du septième mois du calendrier religieux, qui est aussi le premier mois du calendrier civil: la Fête des Trompettes, la Fête du Grand Pardon ou du Yom Kippour, et la Fête des Tabernacles.
5. La Fête des Trompettes (Yom Teruah, ou Rosh ha-Shanah; c’est-à-dire le premier jour de l’année civile):
Cette Fête se célèbre sur les deux premiers jours du septième mois. Elle est la seule qui se célèbre au moment d’une nouvelle lune. C’est pour cette raison qu’on l’appelait aussi « la fête dont on ne connaît ni le jour ni l’heure. »
En effet, on ne savait jamais à quelle nuit et à quelle heure de la fin du sixième mois devenait visible le premier fin croissant de lune, qui marquait le début du septième mois.
Le Seigneur Jésus a dit que nul ne connaîtra jamais ni le jour ni l’heure de Sa venue pour l’enlèvement de l’Eglise. Cela peut être une allusion cachée à la Fête des Trompettes.
En ce premier jour de la Fête, selon la tradition juive, « des livres sont ouverts dans les cieux. » Pendant les sept jours solennels ou « terribles » qui séparent la fin de la Fête des Trompettes du Yom Kippour, chacun est appelé à s’examiner devant le Seigneur, à se repentir et à mettre sa vie en ordre. Car c’est en ce jour du Yom Kippour que ces livres sont fermés, et que le Seigneur prononce Son jugement.
Ces sept jours « terribles » peuvent aussi représenter les sept années terribles de la Tribulation, qui suivront l’enlèvement de l’Eglise, et qui précéderont le retour glorieux du Seigneur sur la terre, le jour du Yom Kippour de la septième année après l’année de l’enlèvement, pour y régner avec l’Eglise pendant mille ans.
Le peuple juif devra traverser ces sept années « terribles » de la Tribulation, et devra subir l’affreuse persécution de l’Antichrist, définie par les prophètes comme « l’angoisse de Jacob » (Jérémie 30: 7).
Pendant ce temps d’angoisse, le peuple Juif pourra se préparer à la rencontre de son Dieu, et à l’acceptation de Son Messie.
Selon la tradition juive, la Fête des Trompettes commémore la création d’Adam, au sixième jour de la Genèse. Cela peut donc représenter le jour où notre corps physique sera recréé, le jour de l’enlèvement.
C’est aussi, selon la tradition juive, le jour où Noé et sa famille entrèrent dans l’arche. C’est aussi le jour où Noé ôta la couverture de l’arche, quand la terre eut séché.
Jésus a clairement prophétisé qu’avant l’enlèvement de l’Eglise, il en sera comme au temps de Noé et de Lot. Dieu dut attendre que Noé et Lot soient à l’abri, avant de répandre les déluges d’eau et de feu. De même, Dieu attendra que l’Eglise soit enlevée, avant de déverser les jugements de l’Apocalypse sur une terre impie.
Rappelons-nous que l’enlèvement des saints se fera au son de la trompette de Dieu (1 Thess 4: 16), peu après la résurrection de tous les morts en Christ.
On peut donc penser que la Fête des Trompettes est celle qui correspond à l’enlèvement de l’Eglise. Il ne s’agit ni d’une prédiction ni d’une prophétie. Mais il est probable que le Seigneur continuera à respecter la signification prophétiques des trois Fêtes de l’automne, en continuant à les associer à un événement important de la vie du Seigneur et de l’Eglise.
Toutefois, nous ne devons pas être dogmatique, car le Seigneur peut toujours nous surprendre, et l’enlèvement pourrait se produire à tout moment, ce qui doit nous motiver à rester prêts à partir à tout moment.
6. La Fête du Grand Pardon (Yom Kippour):
Elle se déroule le dixième jour du septième mois.
Ce jour est sans doute le plus sacré du calendrier religieux juif, car c’est le jour où le Souverain Sacrificateur effectuait l’expiation générale des péchés de tout le peuple d’Israël, et entrait en tremblant dans le lieu très saint pour verser le sang des sacrifices sur le propitiatoire du tabernacle.
C’est donc le grand jour de la repentance d’Israël.
Ce jour devrait correspondre au retour de Christ et de Son Eglise sur la terre, à la fin de la Tribulation de sept ans, quand Il reviendra poser Ses pieds sur le Mont des Oliviers (Zacharie 14: 4).
Tous les Juifs rescapés de la Tribulation reconnaîtront alors « Celui qu’ils ont percé » et tout Israël se convertira alors à Jésus, Son vrai Messie (Romains 11: 12).
Selon la tradition juive, c’est aussi le jour du Yom Kippour que Moïse descendit pour la deuxième fois du Mont Sinaï avec les deux tables de pierre, après que le peuple hébreu a été sévèrement jugé par Dieu pour avoir adoré le veau d’or, et s’est sincèrement repenti.
C’est aussi en ce jour du Yom Kippour que le prophète Ézéchiel a reçu la vision du temple du millenium (Ézéchiel 40: 1). Ce temple sera construit au début du règne de Christ, lorsque tout Israël se sera repenti et aura été sauvé.
7. La Fête des Tabernacles (Sukkot, ou Fête des Cabanes):
Elle se célèbre à partir du quinzième jour du septième mois. Elle dure sept jours, et est suivi d’un huitième et dernier jour, consacré à une « sainte convocation » et à une assemblée solennelle, qui clôt l’année religieuse.
Pour les Juifs, cette Fête représente le temps ou les Hébreux ont habité dans des tentes, lors de leur traversée du désert. C’est aussi le temps des récoltes finales, où tout le peuple de l’Eternel se réjouit pleinement de l’abondance que son Dieu lui a accordée.
Cette Fête des Tabernacles doit correspondre au début du règne millénaire de Christ et de Son Eglise sur la terre actuelle, lorsque la terre entière sera recouverte de la gloire de l’Eternel, et jouira d’une paix et d’une prospérité qu’elle n’avait jamais connues.
Selon le prophète Zacharie, cette Fête des Tabernacles sera par excellence la grande Fête de l’Eternel tout au long du millenium.
« Tous ceux qui resteront de toutes les nations venues contre Jérusalem monteront chaque année pour se prosterner devant le roi, l’Eternel des armées, et pour célébrer la fête des tabernacles. S’il y a des familles de la terre qui ne montent pas à Jérusalem pour se prosterner devant le roi, l’Eternel des armées, la pluie ne tombera pas sur elles. Si la famille d’Egypte ne monte pas, si elle ne vient pas, la pluie ne tombera pas sur elle; elle sera frappée de la plaie dont l’Eternel frappera les nations qui ne monteront pas pour célébrer la fête des tabernacles. Ce sera le châtiment de l’Egypte, le châtiment de toutes les nations qui ne monteront pas pour célébrer la fête des tabernacles. En ce jour-là, il sera écrit sur les clochettes des chevaux: Sainteté à L’Eternel! » (Zacharie 14: 16-20).
Ainsi seront pleinement accomplies les significations prophétiques des sept Fêtes de l’Eternel.
Ces significations prophétiques ont été accomplies pour les quatre fêtes du printemps. Elles doivent encore être accomplies pour les trois fêtes de l’automne.
En conclusion, j’insisterai sur un point essentiel. Nos yeux ne doivent pas être fixés sur la prochaine Fête des Trompettes, en nous imaginant que nous aurons toujours le temps de nous préparer à l’enlèvement, juste avant cette Fête, et que d’ici là, nous pourrons continuer à mener joyeuse vie!
Si telle était notre motivation, qui n’est pas sérieuse, nous risquerions fort de ne pas être prêts! Et ce n’est certainement pas ainsi que nous pourrions réellement honorer notre Seigneur, en cherchant constamment à Lui plaire.
Mais continuons plutôt à nous sanctifier et à nous préparer au retour du Seigneur, par amour pour Lui, et comme s’Il devait revenir nous prendre à tout moment!
Pour mémoire: La prochaine Fête des Trompettes aura lieu du mercredi 2 octobre 2024 en fin d’après-midi, au vendredi 4 octobre en fin d’après-midi. Si l’enlèvement ne se produisait pas pendant cette période, réjouissons-nous cependant de ce que notre délivrance est de plus en plus proche!
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