UNE VISION EGOÏSTE

 

La folie de l’homme pervertit sa voix, et c’est contre l’Eternel que son cœur s’irrite.

(Proverbe 19.3) (LS)

 

Lecture proposée : (Proverbes 19.3)

C'est la folie de l'homme qui pervertit sa voie, mais c'est contre l'Eternel que son cœur s'irrite.

 

DE LA PAROLE…

 

Le verset de ce jour concerne toute l’humanité. Participants à la révolte de l’être humain, nous nous sommes tous comportés de manière insensée. Chaque fois que nous avons agi sans nous préoccuper de la volonté du seigneur, chaque fois que notre amour à son égard s’est refroidi, et chaque fois que nous avons cherché notre propre intérêt sans nous soucier des conséquences pour les autres, nous avons érigé une séparation entre notre créateur et nous. La faculté de prendre de la distance dans la relation avec Dieu est propre à la nature humaine atteinte par le péché. Nous pouvons ainsi mieux nous occuper de nous-même. Dans ces moments d’indépendance, Nous ne voulons pas que Dieu s’approche de trop près.

 

Mais quand les problèmes surviennent, Nous crions à lui comme des victimes impuissantes, voire avec une pointe d’accusation : « Pourquoi me fais tu ça ? » Trop souvent, nous ne comprenons pas le rapport étroit entre notre indépendance obstinée lorsque nous « gérons » la situation et l’absence apparente de Dieu lorsque nous avons besoin d’aide. Si nous maintenons Dieu à la périphérie de notre vie, comment pouvons-nous l’accuser de ne pas « avoir été là » quand nous avons eu besoin de lui ?

 

Les Proverbes appellent cela de la « folie ». Nous sommes bien insensés si nous nous considérons comme des personnes autonomes quand tout va bien, mais faisons appel aux obligations paternelles de Dieu quand nous nous sommes mis dans les ennuis. Cette folie est propre à notre nature humaine déchue. Nous sommes naturellement enclins à désirer un Dieu présent quand nous avons besoin de lui, mais très discrets le reste du temps.

 

AUX ACTES…

 

Quelle est ta solution ? S’agit-il de cesser de faire appel à lui en cas de problème ? Certainement pas, car il aime qu’on l’appelle et l’ordonne même. La solution est de ne pas attendre que les soucis surviennent pour l’accepter comme le fondement essentiel et intime de notre vie. Alors notre appel sera comme la voix agréable d’un enfant chéri, et lorsque nous aurons besoin de lui, il agira avec puissance à notre égard.

 

 

(Extrait du livre « 365 méditations Dans ses Pas » – Chris Tiegreen)

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