UNE PENSEE HUMBLE

 

Il s’est dépouillé lui-même, et il a pris la condition du serviteur.   (Philippiens 2.7)

 

Lecture proposée : (Philippiens 2.1-11)

1 S'il y a donc de l'encouragement en Christ, s'il y a de la consolation dans l'amour, s'il y a une communion de l'Esprit, s'il y a de la tendresse et de la compassion, 2 rendez ma joie parfaite en vivant en plein accord. Ayez un même amour, un même cœur, une unité de pensée. 3 Ne faites rien par esprit de rivalité ou par désir d'une gloire sans valeur, mais avec humilité considérez les autres comme supérieurs à vous-mêmes. 4 Que chacun de vous, au lieu de regarder à ses propres intérêts, regarde aussi à ceux des autres.
5 Que votre attitude soit identique à celle de Jésus-Christ:
6 lui qui est de condition divine,
il n'a pas regardé son égalité avec Dieu
comme un butin à préserver,
7 mais il s'est dépouillé lui-même
en prenant une condition de serviteur,
en devenant semblable aux êtres humains.
Reconnu comme un simple homme,
8 il s'est humilié lui-même
en faisant preuve d'obéissance jusqu'à la mort,
même la mort sur la croix.
9 C'est aussi pourquoi Dieu l'a élevé à la plus haute place
et lui a donné le nom
qui est au-dessus de tout nom
10 afin qu'au nom de Jésus
chacun plie le genou
dans le ciel, sur la terre et sous la terre
11 et que toute langue reconnaisse
que Jésus-Christ est le Seigneur,
à la gloire de Dieu le Père.

 

 

DE LA PAROLE…

 

Les êtres humains aspirent rarement à se dépouiller. Pour la plupart, nous voulons être « quelqu’un » ou du moins réussir dans nos objectifs. Nous n’avons peut-être pas placé la barre très haute, mais elle existe. Nous voulons jouir d’une personnalité affirmée, d’une bonne réputation et d’une vie agréable. Nous essayons de grimper plus haut.

 

Mais apprendre à penser comme Jésus est un parcours dans la direction opposée. Considérez tout ce qu’il a dû quitter pour nous délivrer de notre déchéance, tout ce que le diable a fait miroiter devant lui : les royaumes et la gloire immédiate

 

2 Après avoir jeûné 40 jours et 40 nuits, il eut faim. 3 Le tentateur s'approcha et lui dit: «Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains.»
4 Jésus répondit: «Il est écrit: L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.»
5 Le diable le transporta alors dans la ville sainte, le plaça au sommet du temple 6 et lui dit: «Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas! En effet, il est écrit: Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet et ils te porteront sur les mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre.»
7 Jésus lui dit: «Il est aussi écrit: Tu ne provoqueras pas le Seigneur, ton Dieu.»
8 Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire 9 et lui dit: «Je te donnerai tout cela, si tu te prosternes pour m'adorer.»
10 Jésus lui dit alors: «Retire-toi, Satan! En effet, il est écrit: C'est le Seigneur, ton Dieu, que tu adoreras et c'est lui seul que tu serviras.»
11 Alors le diable le laissa. Et voici que des anges s'approchèrent de Jésus et le servirent.

(Matthieu 4. 1-11),

 

la démonstration de sa divinité aux yeux de ceux qui le raillaient, et enfin, ce qui nous parle davantage, une existence exempte de douleur. Jésus a volontairement accepté la douleur, l’humiliation et le déshonneur. Pourquoi ? Parce qu’il est dans la nature même de Dieu de servir et d’aimer, et parce que l’humanité, dans sa déchéance, avait besoin d’un tel amour.

 

Jésus s’est pleinement satisfait en cherchant à satisfaire les besoins d’autrui. Il ne s’est pas cramponné à la divinité, car finalement une démonstration de puissance est moins efficace qu’une démonstration de personnalité et de caractère. Le programme de Dieu pour les croyants a pour objectif l’intégrité et l’unité avant l’autorité et le confort. Le plan divin d’exaltation et de gloire nous fait passer d’abord par l’humilité et la soumission.

 

AUX ACTES…

 

Notre façon de penser ne peut devenir semblable à celle de Jésus que si nous apprenons à penser comme lui. Adoptons une attitude de déférence à l’égard des autres, et considérons-les comme supérieurs à nous. Engageons-nous dans le service, cherchant le bien d’autrui plutôt qu’à nous mettre en avant. Humilions-nous sous la main puissante de Dieu pour que lui-même nous élève.

 

Quand nous prions pour ressembler à Christ et que nous retournons ensuite aux aspirations de notre nature humaine déchue, nous sapons tout simplement l’effet de nos prières. Nous n’avons pas adopté la pensée de Christ. Mais si nous acceptons volontiers notre état de serviteur et la valeur des autres, notre ressemblance avec lui devient frappante.

 

 

(Extrait du livre « 365 méditations Dans ses Pas » – Chris Tiegreen)

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