LE TEMPS DE MON DEPART

 

Pour moi, vivre, c’est Christ, et mourir, un gain ; mais si j’ai à vivre dans le corps, il en vaut bien la peine. (Philippiens 1.21-22)

 

Le temps de mon départ est arrivé ; j’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course,

j’ai gardé la foi. (Timothée 4.6-7)

 

 

L’apôtre Paul a été à deux reprises emprisonné à Rome. Chaque fois c’était dans l’attente d’un jugement au tribunal de l’empereur, et chaque fois il est resté paisible et actif pour son Seigneur. Il a parlé de lui à ceux qu’il rencontrait, il a écrit des lettres aux églises locales. Mais il y a une différence entre les deux emprisonnements : lors du premier, l’apôtre savait qu’il allait retrouver la liberté, alors que la deuxième fois il a compris que son départ de ce monde était proche. Effectivement, il a été condamné et il a laissé sa vie pour Christ.

 

Comment l’apôtre a-t-il su cela avant même d’être jugé par l’empereur ? C’était un secret entre lui et son Seigneur.

 

La première fois, il était prêt à mourir comme il était prêt à rester pour servir le Seigneur. Mais en pensant aux croyants de la ville de Philippes qui avaient besoin de lui, il comprend qu’il sera libéré. Il écrit : « Je sais… que je demeurerai auprès de vous tous pour votre progrès et la joie de votre foi » (Philippiens 1.23-25).[23 Je suis tiraillé des deux côtés: j'ai le désir de m'en aller et d'être avec Christ, ce qui est de beaucoup le meilleur, 24 mais à cause de vous il est plus nécessaire que je continue à vivre ici-bas. 25 Persuadé de cela, je sais que je resterai et demeurerai avec vous tous, pour votre progrès et votre joie dans la foi.]

 

 

La deuxième fois, les circonstances sont accablantes, car l’apôtre ressent la solitude. Mais il reste ferme et confiant, convaincu que sa situation est dans les meilleures mains qui soient, celles de Jésus Christ. Il sait qu’il va mourir, mais il regarde plus loin, plus haut ! Il écrit que le Seigneur le « conservera pour son royaume céleste » : il est prêt à quitter ce monde en vainqueur, et il termine sa lettre par la louange : « A lui la gloire, aux siècles des siècles ! Amen » (2 Timothée 4.18).[ Le Seigneur me délivrera de toute œuvre mauvaise et me sauvera pour me faire entrer dans son royaume céleste. A lui soit la gloire aux siècles des siècles! Amen!]

 

(Extrait de « La Bonne Semence »)

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