MEDITATION MATINALE



HEBREUX 3:5-20



5 En effet, ce n'est pas à l'autorité d'anges que Dieu a soumis le monde à venir dont nous parlons. 6 Quelqu'un a d'ailleurs rendu quelque part ce témoignage: Qu'est-ce que l'homme, pour que tu te souviennes de lui, ou le fils de l'homme, pour que tu prennes soin de lui? 7 Tu l'as abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, tu l'as couronné de gloire et d'honneur [et tu lui as donné la domination sur ce que tes mains ont fait], 8 tu as tout mis sous ses pieds. En effet, en lui soumettant toute chose, Dieu n'a rien laissé qui échappe à son autorité. Maintenant pourtant, nous ne voyons pas encore que tout lui soit soumis. 9 Toutefois, celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d'honneur à cause de la mort qu'il a soufferte. Ainsi, par la grâce de Dieu, il a connu la mort pour tout être humain.
10 En effet, celui pour qui et par qui toute chose existe voulait conduire à la gloire beaucoup de fils; il lui convenait donc de qualifier parfaitement par des souffrances l'auteur de leur salut. 11 De fait, celui qui procure la sainteté et ceux qui en bénéficient ont tous une seule et même origine, c'est pourquoi il n'a pas honte de les appeler ses frères 12 lorsqu'il dit: J'annoncerai ton nom à mes frères, je te célébrerai au milieu de l'assemblée.  13 Et encore: Je me confierai en lui. Et enfin: Me voici, moi et les enfants que Dieu m'a donnés. 
14 Puisque ces enfants ont en commun la condition humaine, lui-même l'a aussi partagée, de façon similaire. Ainsi, par sa mort, il a pu rendre impuissant celui qui exerçait le pouvoir de la mort, c'est-à-dire le diable, 15 et libérer tous ceux que la peur de la mort retenait leur vie durant dans l'esclavage. 16 En effet, assurément, ce n'est pas à des anges qu'il vient en aide, mais bien à la descendance d'Abraham. 17 Par conséquent, il devait devenir semblable en tout à ses frères afin d'être un grand-prêtre rempli de compassion et fidèle dans le service de Dieu pour faire l'expiation des péchés du peuple. 18 En effet, comme il a souffert lui-même lorsqu'il a été tenté, il peut secourir ceux qui sont tentés.



Hébreux 2 .5-20 Abaissement de Christ (notes)

 

 

Accent sur la réalité de cette victoire

Prête au paradoxe ; la victoire c'est la résurrection !

La résurrection c’est la preuve que la mort a été vaincue par Christ à la croix (verset 14) :

« afin que par la mort il détruisit celui qui avait l'empire de la mort, c'est à savoir le diable . »

 

Dieu aurait pu faire en sorte que la mort soit vaincue en ressuscitant d'autres morts, mais il a fallu que Christ s'identifie à la mort humaine (il s'était déjà identifié à notre misère humaine)

Il avait pris sur Lui la tyrannie de toutes nos souffrances, il avait entraîné avec lui notre désespoir du fait que nous étions coupés de Dieu, les conséquences de la chute, lorsqu'il est monté sur la croix ; en plus il fallait qu'il boive la coupe jusqu'à la lie, jusqu'au bout.

Il fallait donc qu'il s'identifie à ce point de non-retour qu'est la mort, et à l'humanité dans sa servitude.

La réalité est celle du jugement et de la mort qui va s'emparer de chacun, car l'homme doit ressentir dans le fond de lui-même qu'il était fait pour Dieu et que, parce qu'il n'y a pas eu de projet de réconciliation, c’est le jugement et la séparation éternelle d'avec celui pour lequel l'homme a été fait.

Pour l’homme la crainte de la mort est une servitude, alors précisément Christ se laisse engloutir par la mort jusqu'à descendre aux enfers, et c'est finalement là qu'il vainc la mort.

 

En conséquence de cette victoire extraordinaire sur la mort, Christ est devenu mort Lui-même : la Résurrection.

La Résurrection est la conséquence, et non la victoire elle-même, en quelque sorte, l'écriture d'une victoire acquise au fond des enfers.

C'est la glorieuse réalité accomplie à la croix.

 

 

Ensevelis par le baptême en sa mort, notre vieil homme (notre vieille nature) a été crucifié avec Lui afin que le corps du péché fut détruit pour que nous ne soyons plus esclave du péché. Considérons-nous comme mort au péché et comme vivant à Dieu, pour Dieu en Jésus-Christ.

 

Comme croyant né de nouveau j'ai une nouvelle nature animée par l'Esprit de Dieu pour faire le bien. La mort de Christ a effacé mes péchés, m'en étant repenti, libéré de l'esclavage du péché qui est dans ma chair (mon ancienne nature).

Ce péché a été condamné par Dieu à la croix : « car ce qui était impossible à la loi parce que la nature humaine la rendait impuissante, Dieu l'a fait : il a condamné le péché dans la nature humaine en envoyant à cause du péché son propre Fils dans une nature semblable à celle de l'homme pécheur. » (Romains 8:3)

Je crois donc que j'ai la victoire sur le péché et je suis délivré de sa domination !

 

En résumé :

 

Ce que Dieu a accompli : « Notre vieil homme a été crucifié avec Christ »

 

La conséquence :

Je dois me considérer, moi-même, comme mort au péché ; cette libération est un fait accompli par Christ.

 

Application pratique : « Que le péché ne règne donc pas dans mon corps »

–    Si je me considère comme mort avec Christ vis à vis du péché, celui-ci ne peut plus être mon maître et je réalise que ma vie est liée à celle de Christ

« En effet, vous avez connu la mort et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. »

(Colossiens 3:3)

–    Je peux alors détourner mes yeux du mal et vivre dans une heureuse et étroite communion avec mon Seigneur.

 

AMEN

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