DIEU A NOS COTES

 

Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez éprouvés au-delà de vos forces… (1 Corinthiens 10.13)

 

Lecture proposée : (Esaïe 41.10-13)

10 N'aie pas peur, car je suis moi-même avec toi.
Ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu.
Je te fortifie, je viens à ton secours,
je te soutiens par ma main droite, la main de la justice.
11 Ils seront couverts de honte et humiliés,
tous ceux qui sont furieux contre toi;
ils seront réduits à rien, ils disparaîtront,
ceux qui t'intentent un procès.
12 Tu auras beau les chercher, tu ne les trouveras plus,
ceux qui te combattaient;
ils seront réduits à rien, réduits au néant,
ceux qui te faisaient la guerre.
13 En effet, c'est moi, l'Eternel, ton Dieu,
qui empoigne ta main droite
et qui te dis: «N'aie pas peur!
Je viens moi-même à ton secours.»

 

Combien de fois me suis-je dit : « Je suis à bout de forces, je n’y arriverai pas » ? l’épreuve est un processus qui nous pousse dans nos retranchements jusqu’à puiser dans des réserves insoupçonnées…

 

Quand j’avais 18 ans, je me croyais sportif… jusqu’au jour où l’armée me fit passer des épreuves physiques au RSMA Réunion Terre Rouge : une vingtaine de minutes de course à pied avec un chrono qui courait plus vite que moi. Au bout de dix minutes, je voyais trouble. Au bout de quinze, je soufflais comme un bœuf. J’étais à bout de force. J’allais abandonner lorsque le capitaine, resté jusque-là à l’ombre des arbres, se mit à trottiner sans effort à mes côtés. J’attendais une réprimande du genre : « Bouge-toi ! » Mais non, il m’a juste dit : « Allez Cassirame, on y va » et m’a accompagné pour les minutes qui restaient. Petit à petit nous nous sommes mis à accélérer et j’ai bouclé mes vingt minutes plus rapidement qu’au début de la course.

 

Ce n’est pas un secret, la part de mental est très importante, tant dans le sport que dans la vie. Mais quand on est seul, l’accès aux forces qui nous restent est juste impossible… à moins d’avoir un « capitaine » à nos côtés qui prenne notre lamentable rythme de course et nous assurer de sa présence jusqu’au bout.

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes – Jocelyn Cassirame)

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