FEMME… LA LIBERTE D’ÊTRE

 

Liberté chérie, où te caches-tu ?

 

Il y a quelques décennies, les femmes défilaient avec détermination dans toutes les rues de nos grandes villes. Elles clamaient leur soif de liberté, leur désir d’indépendance et d’autonomie. Elles voulaient sortir du carcan étouffant où les maintenait la société. Privées de possibilités de choix quant à leur vie professionnelle et personnelle, elles avaient soif de dignité et voulaient être reconnues dans leur identité.

 

Aujourd’hui, les femmes ne revendiquent plus leurs droits, elles les ont conquis ! Ayant accédé à tous les postes de décision (Enfin, presque !), elles se battent pour tenir tête sur tous les frontS. Partagées entre l’attaché-case et le biberon, elles voudraient bien parfois se reposer d’avoir toujours à prouver qu’elles méritent leur position, en un mot, elles voudraient être… libres !

 

A travers les âges

 

De tout temps, la femme a oscillé entre deux positions : de la femmes « sans droit », confinée aux tâches ménagères, à la « femme d’affaires », entreprenante et souveraine, la femme a connu à travers les âges toutes les conditions. Au Moyen-Age par exemple, la femme a un haut statut social : elle gère, dirige des entreprises, vend, achète… mais la Renaissance voit sa condition se dégrader et son champ d’action se rétrécir considérablement. Contrairement au sens commun, la position de la femme n’a pas évolué de façon linéaire au cours des siècles, ni correspondu à la prospérité de la société où elle a vécu. Mais de tout temps, la femme a lutté, insatisfaite de sa position, toujours dérangée par le regard des autres (et particulièrement des hommes) sur elle. Est-ce donc la destinée de la femme de ne jamais trouver sa place ?

 

Retour à l’origine

 

A travers le récit de la création, la Bible nous donne un éclairage très intéressant et, aujourd’hui encore, révolutionnaire à ce sujet. A l’origine, dit le texte, Dieu créa l‘homme à son image. Il le plaça dans un jardin à l’aspect agréable et aux fruits délicieux.

 

Il l’entoura d’animaux sauvages et d’oiseaux magnifiques qu’il fit venir auprès de lui afin qu’il leur donne un nom. Mais l’homme ne trouva parmi eux personne avec qui partager son cœur. Alors, Dieu fit tomber sur lui un profond sommeil et de l’une de ses côtes, créa la femme. Quand, en se réveillant, il la vit, son cœur bondit de joie et il dit : « Voici celle qui est os de mes os et chair de ma chair » (Genèse 2:23)[Et l'homme dit: Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! on l'appellera femme, parce qu'elle a été prise de l'homme ]

 

Quel récit révélateur ! La femme extraite du côté même de l’homme est de la même nature que lui, égale en dignité. Ne trouvez-vous pas significatif, en effet, que son lieu d’origine soit le flanc de l’homme et non sa tête (ce qui pourrait impliquer une position de supériorité), ou son pied (comme pourrait l’être un vassal, inférieur en droit) ? Non, la femme n’est ni supérieure, ni inférieure mais partenaire. Elle est le vis-à-vis, la compagne de l’homme. Différente mais égale. Grâce à elle, l’homme du jardin se sait désormais complet, à l’image de dieu. Tous deux sont heureux, partageant une relation pleine et épanouissante, atteignant ensemble leur plein potentiel d’êtres humains. (genèse chapitre 2**)

 

La rupture

 

Alors, que s’est-il passé ? Pourquoi la situation s’est-elle détériorée au cours des âges ? Comment, alors qu’ils vivaient dans une telle harmonie, l’homme et la femme en sont-ils venus à établir l’un sur l’autre des rapports de force et à vivre dans l’incompréhension mutuelle ? là encore, la Bible est riche d’enseignements. Elle nous montre le drame qui s’est déroulé dans le jardin d’Eden : la femme sous la séduction du serpent, l’homme écourtant la suggestion de sa femme. (Genèse, chapitre 3 versets 1-19). [Genèse 3:1-19 (Segond 1910)

   1 Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l'Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme: Dieu a-t-il réellement dit: Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? 2 La femme répondit au serpent: Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. 3 Mais quant au fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit: Vous n'en mangerez point et vous n'y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. 4 Alors le serpent dit à la femme: Vous ne mourrez point ; 5 mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.
   6 La femme vit que l'arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu'il était précieux pour ouvrir l'intelligence ; elle prit de son fruit, et en mangea ; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d'elle, et il en mangea. 7 Les yeux de l'un et de l'autre s'ouvrirent, ils connurent qu'ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s'en firent des ceintures. 8 Alors ils entendirent la voix de l'Éternel Dieu, qui parcourait le jardin vers le soir, et l'homme et sa femme se cachèrent loin de la face de l'Éternel Dieu, au milieu des arbres du jardin.
   9 Mais l'Éternel Dieu appela l'homme, et lui dit: Où es-tu ? 10 Il répondit: J'ai entendu ta voix dans le jardin, et j'ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché.
   11 Et l'Éternel Dieu dit: Qui t'a appris que tu es nu ? Est-ce que tu as mangé de l'arbre dont je t'avais défendu de manger ? 12 L'homme répondit: La femme que tu as mise auprès de moi m'a donné de l'arbre, et j'en ai mangé. 13 Et l'Éternel Dieu dit à la femme: Pourquoi as-tu fait cela ? La femme répondit: Le serpent m'a séduite, et j'en ai mangé.
   14 L'Éternel Dieu dit au serpent: Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre tout le bétail et entre tous les animaux des champs, tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie. 15 Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon.
   16 Il dit à la femme: J’augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi.
   17 Il dit à l'homme: Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l'arbre au sujet duquel je t'avais donné cet ordre: Tu n'en mangeras point ! le sol sera maudit à cause de toi. C'est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie, 18 il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l'herbe des champs. 19 C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière.]

 

Les deux voulurent percer le mystère du bien et du mal, en quelque sorte devenir l’égal de Dieu et se passer de son influence sur leur vie.

 

La conséquence fut dramatique : leur relation avec Dieu, source de tout leur bien-être et de leur équilibre, fut brisée. Ils expérimentèrent la peur, la honte, la délation… et la mort : « le salaire du péché, c’est la mort » ; (Romains, chapitre 6 verset 23).[Car le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur. ]

 

De leur propre initiative, l’homme et la femme se sont privés de leur relation avec Dieu, et ce faisant, ils ont aussi provoqué la rupture de leur relation l’un avec l’autre et même la rupture avec eux-mêmes, perdant la notion de leur identité. Cette rupture régit toujours nos relations mutuelles aujourd’hui.

 

Un chemin de réconciliation

 

Mais Dieu ne nous a pas abandonnés ! dans son amour infini, il nous a donné Jésus, « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ». (Jean chapitre 1 verset 29). [Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit: Voici l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. ]

 

En offrant sa vie sur la croix, Jésus, le Fils de Dieu, a aboli les conséquences de cette rupture fondamentale et a ouvert une aube nouvelle, Jésus, « le chemin, la vérité et la vie » (Jean chapitre 14 verset 6)[Jésus lui dit: «C'est moi qui suis le chemin, la vérité et la vie. On ne vient au Père qu'en passant par moi. ] nous a offert, par son sacrifice, la seule voie de réconciliation possible avec Dieu, et à travers elle, la seule voie de réconciliation possible aussi avec nous-mêmes et avec les autres.

 

De ma propre expérience et à travers le témoignage de centaines de femmes, je sais que cette réconciliation est la seule voie de la libération : cette libération intérieure qui ne se soumet pas, mais qui parallèlement n’éprouve pas le besoin de revendiquer pour être.

 

La voie est libre

 

Que de larmes, que d’énergie avons-nous usés pour ce combat malheureusement perdu d’avance puisque nous lui avons posé, dès le départ, une interprétation erronée. Notre aliénation n’est pas d’ordre social, ni même mental, mais sa racine est spirituelle. Jésus l’a bien montré lors de son pèlerinage terrestre. Alors qu’à son époque, le statut social et religieux de la femme était l’un des pires qui soit, il a osé établir avec les femmes des relations nouvelles, fondées sur la dignité et le respect. Jésus les a vues en partenaires, égales en dignité avec les hommes. Il a respecté leurs choix et les a impliquées dans son service. Il n’hésitait pas à parler théologie avec elles et leur a révélé bien des privilèges dont certains auraient pu se montrer jaloux. Il les a guéries, les a écoutées, leur a confié des missions importantes comme celle de témoigner les premières de sa résurrection.

 

Toujours, elles ont été à ses côtés. Aujourd’hui encore, jésus est le même. En lui, se trouve la vraie liberté. Avec lui, nous est offerte la possibilité de retrouver notre véritable identité et de commencer notre aventure de femme libre. Avec son appui et sa présence dans nos vies, nous pouvons trouver la force d’être, le courage de surmonter nos peurs et d’atteindre notre vrai potentiel. La voie est ouverte…

 

Allons-nous nous y engager ? Ce choix est le nôtre, il ne peut être que personnel

 

 

(Flyer de « Mission des Traités de Dijon – Anne-Marie Husson)

 

**

Genèse 2 (Segond 1910)

   1 Ainsi furent achevés les cieux et la terre, et toute leur armée. 2 Dieu acheva au septième jour son oeuvre, qu'il avait faite: et il se reposa au septième jour de toute son oeuvre, qu'il avait faite. 3 Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu'en ce jour il se reposa de toute son oeuvre qu'il avait créée en la faisant.
   4 Voici les origines des cieux et de la terre, quand ils furent créés. 5 Lorsque l'Éternel Dieu fit une terre et des cieux, aucun arbuste des champs n'était encore sur la terre, et aucune herbe des champs ne germait encore: car l'Éternel Dieu n'avait pas fait pleuvoir sur la terre, et il n'y avait point d'homme pour cultiver le sol. 6 Mais une vapeur s'éleva de la terre, et arrosa toute la surface du sol. 7 L'Éternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l'homme devint un être vivant.
   8 Puis l'Éternel Dieu planta un jardin en Éden, du côté de l'orient, et il y mit l'homme qu'il avait formé. 9 L'Éternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, et l'arbre de la vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal. 10 Un fleuve sortait d'Éden pour arroser le jardin, et de là il se divisait en quatre bras. 11 Le nom du premier est Pischon ; c'est celui qui entoure tout le pays de Havila, où se trouve l'or. 12 L'or de ce pays est pur ; on y trouve aussi le bdellium et la pierre d'onyx. 13 Le nom du second fleuve est Guihon ; c'est celui qui entoure tout le pays de Cusch. 14 Le nom du troisième est Hiddékel ; c'est celui qui coule à l'orient de l'Assyrie. Le quatrième fleuve, c'est l'Euphrate. 15 L'Éternel Dieu prit l'homme, et le plaça dans le jardin d'Éden pour le cultiver et pour le garder.
   16 L'Éternel Dieu donna cet ordre à l'homme: Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; 17 mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.
   18 L'Éternel Dieu dit: Il n'est pas bon que l'homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui. 19 L'Éternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l'homme, pour voir comment il les appellerait, et afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l'homme. 20 Et l'homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs ; mais, pour l'homme, il ne trouva point d'aide semblable à lui.
   21 Alors l'Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l'homme, qui s'endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. 22 L'Éternel Dieu forma une femme de la côte qu'il avait prise de l'homme, et il l'amena vers l'homme. 23 Et l'homme dit: Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! on l'appellera femme, parce qu'elle a été prise de l'homme. 24 C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. 25 L'homme et sa femme étaient tous deux nus, et ils n'en avaient point honte.

 

121672973