PETITESSE ET GRANDEUR

 

Interroge donc les bêtes, elles t’instruiront, les oiseaux du ciel, ils te l’apprendront. Parle à la terre, elle t’instruira. Et les poissons de la mer te le raconteront.  (Job 12.7-8)

 

Lecture proposée : (Job 39.1-20)

1 »Sais-tu quand les bouquetins font leurs petits?
Observes-tu les biches quand elles mettent bas?
2 Comptes-tu les mois pendant lesquels elles portent
et connais-tu l'époque où elles mettent bas?
3 Elles se courbent, libèrent leurs petits
et sont délivrées de leurs douleurs.
4 Leurs petits prennent des forces et grandissent en plein air,
puis ils s'éloignent et ne reviennent plus vers elles.
5 »Qui a rendu l'âne sauvage indépendant
et l'a libéré de tout lien?
6 J'ai fait de la steppe son domicile,
de la terre salée son habitation.
7 Il se moque du grondement des villes,
il n'entend pas les cris d'un maître.
8 Il parcourt les montagnes pour trouver sa nourriture,
il est à la recherche de tout ce qui est vert.
9 »Le buffle désire-t-il être à ton service?
Passe-t-il la nuit près de ta mangeoire?
10 L'attaches-tu avec une corde pour qu'il trace un sillon?
Traînera-t-il la herse derrière toi dans les vallées?
11 Pourras-tu t'appuyer sur lui parce que sa force est grande?
Lui laisseras-tu ton travail?
12 Peux-tu te fier à lui pour rentrer ta récolte?
La rassemblera-t-il dans ton aire de battage?
13 »L'aile des autruches se déploie joyeusement.
On dirait l'aile, le plumage de la cigogne.
14 Cependant, l'autruche abandonne ses œufs à la terre
et les laisse chauffer sur la poussière.
15 Elle oublie qu'un pied peut les écraser,
qu'une bête sauvage peut les piétiner.
16 Elle traite durement ses petits, comme s'ils n'étaient pas à elle.
Elle n'est pas inquiète à l'idée d'avoir travaillé pour rien.
17 En effet, Dieu lui a refusé la sagesse,
il ne lui a pas attribué l'intelligence.
18 Quand elle se dresse et prend sa course,
elle se moque du cheval et de son cavalier.
19 »Est-ce toi qui donnes la puissance au cheval
et qui habilles son cou d'une crinière flottante?
20 Le fais-tu bondir comme la sauterelle?
Son fier hennissement est source de terreur.

 

La parole de Dieu nous exhorte à considérer les animaux de la création et à nous laisser enseigner. Les exemples sont nombreux dans l’Ancien Testament : Va vers la fourmi, paresseux. Considère ses voies, et deviens sage (Proverbes 6.6). Le bœuf connaît son possesseur, et l’âne la crèche de son maître (Esaïe 1.3). La cigogne, la tourterelle, l’hirondelle, la grue connaissent les saisons (Jérémie 8.7).

 

Jésus- Christ nous a aussi enseigné à regarder la nature. Regardons les lis des champs et les oiseaux du ciel, et nous ne nous inquiéterons plus pour notre nourriture et nos vêtements. La colombe nous apprendra la simplicité et le serpent la prudence. N’ayons aucune crainte, car nous avons plus de valeur que toute une volée de moineaux.

 

Retenons aussi l’exhortation de Pierre : Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier. (2 Pierre 2.22). Ces dernières images montrent que nous devons nous détacher du mal que nous avons quitté et veiller à ne pas y retourner.

 

Enfin, contemplons les cieux, ouvrages de Dieu, la lune, les étoiles qu’il a créées ; nous comprendrons notre petitesse, notre fragilité. Les cieux racontent la gloire de Dieu.  Chantons, nous aussi, la grandeur de son œuvre dans la création et adorons-le en méditant sur la beauté de son œuvre à la croix.

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes – Francis Bailet)

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