BIEN-AIME

 

Je suis à mon bien-aimé, et ses désirs se portent vers moi.

(Cantique des Cantiques 7.11)

 

Lecture proposée : (Cantique des cantiques 2.8-16)

8 C'est la voix de mon bien-aimé!
Le voici qui arrive,
sautant sur les montagnes,
bondissant sur les collines.
9 Mon bien-aimé est pareil
à la gazelle ou au jeune cerf.
Le voici: il se tient derrière notre mur,
observant par la fenêtre,
regardant par le treillis.
10 Mon bien-aimé parle et me dit:
«Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens!
11 En effet, l'hiver est passé,
la pluie a cessé, elle s'en est allée.
12 Les fleurs apparaissent dans le pays,
le temps de chanter est arrivé
et l'on entend le roucoulement de la tourterelle dans notre pays.
13 Le figuier embaume par ses fruits
et les vignes en fleur répandent leur parfum.
Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens!
14 Ma colombe, toi qui te tiens dans les fentes du rocher,
qui te caches dans les parois escarpées,
fais-moi voir ta figure,
fais-moi entendre ta voix,
car ta voix est douce
et ta figure est charmante!»
15 Attrapez pour nous les renards,
les petits renards qui dévastent les vignes,
car nos vignes sont en fleur!
16 Mon bien-aimé est à moi, et moi je suis à lui.
Il conduit son troupeau parmi les lis.

 

Dans ce livre, nous ne trouvons pas un cantique religieux mais un chant d’amour. A travers des dialogues on découvre d’un côté, le roi Salomon avec son harem  (Cantique des cantiques 6.8) ; de l’autre une paysanne nommée la Sulamithe. Elle est éprise d’un  berger qu’elle appelle son bien-aimé. Retenue dans le palais de Salomon, elle ne cède pas à ses avances et au déploiement de luxe : Nous te ferons des colliers d’or, avec des points d’argent ». (Cantique des cantiques 1.11) . Elle reste fidèle à son bien-aimé absent.    

 

Salomon reconnaît : Quand un homme offrirait tous les biens de sa maison contre l’amour, il ne s’attirerait que le mépris. (Cantique des cantiques 8.7). La Sulamithe magnifie le grand amour : Je suis à mon bien-aimé, et ses désirs se portent vers moi.

 

Dans cette relation, nous voyons que l’amour véritable rejette les déclarations faciles, les riches bijoux, les promesses d’ascension sociale… Elle est l’apologie de l’amour entier, fidèle, désinteressé. de la Sulamithe, le théologien Frédéric Louis Godet écrira :  « L’amour de celui qui ne donne rien que lui-même ! » Dans l’Evangile, cet amour existe : celui de Jésus et de l’Eglise de Dieu, qu’il s’est acquise par son propre sang. En Christ, nous sommes ses enfants bien-aimés. Et l’Esprit en nous répond : « Je suis à mon Sauveur bien-aimé ! ».

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes – Dominique Moreau)

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