LA PERIODE INTERTESTAMENTAIRE

 

E – LA PERIODE ROMAINE

(63 AV. J.-C. - 135 APR. J.-C.)

 

Finalement, le silence de Dieu prend fin. Lorsque Matthieu commence son Evangile, les Juifs sont, bon gré malgré, sous la domination romaine Ils bénéficient de la liberté de culte et d'une certaine autorité quant à leurs affaires internes, mais ils aspirent à plus : ils connaissent les prophéties de l'Ancien Testament, et ils attendent le Messie promis. Ils rêvent du jour où Israël sera de nouveau la nation puissante qu'il était à l'époque de David. Ils pratiquent le culte de l'Eternel sous la conduite du grand-prêtre et discutent des questions religieuses dans le cadre du Sanhédrin, tout en luttant pour leur survie et attendant le Sauveur. Mais c'est un guerrier reconquérant qu'ils attendent, pas un bébé couché dans une mangeoire !

 

Jésus ne va jamais cherché à satisfaire les attentes des Juifs et sera rejeté par leurs deux principaux partis religieux : les pharisiens et les saducéens. Les pharisiens peuvent être considérer comme légalistes de l'époque. Ils se concentrent à l'étude de la loi de Moïse, qu'ils appliquent d’une façon stricte à la vie quotidienne. Ils croient au surnaturel, aux anges et à la résurrection, mais ils prennent tellement au sérieux leurs propres traditions qu'ils ne pourront pas accepter le manque d'estime que Jésus manifestera pour elles, pas plus que sa prétention à vouloir pardonner les péchés.

Les saducéens, eux,  peuvent être considérés comme les rationalistes de l'époque, puisqu'ils font preuves d'un certain scepticisme vis-à-vis des affirmations de la religion. Bien qu'acceptant une interprétation littérale de la loi de Moïse, ils ne lui autorisent aucune influence sur leur vie quotidienne. Ils ne croient ni au surnaturel ni à la résurrection et se montrent plus intéressés par les questions temporelles  et politiques. A leurs yeux, Jésus représentera une menace ; ce sera un agitateur susceptible d'attirer l'attention de Rome sur leur nation et, de ce fait, de la mettre en danger.

 

Finalement, ces deux partis rivaux tomberont d'accord sur au moins un point : la nécessité d'éliminer Jésus. Ils s'associeront, dans le cadre du sanhédrin, pour le faire condamner, exciteront les foules et feront pression sur les autorités romaines pour qu'il soit crucifiés. Et ils réussiront.

En réalité, c'est le plan de Dieu qui réussira : Jésus vivra et mourra comme le serviteur souffrant, subissant la peine du péché, et il ressuscitera comme l'espoir du monde.

 

Lorsqu'on examine la période intertestamentaire, il apparaît clairement que Dieu a mis en place le cadre parfait, d'un point de vue à la fois politique et religieux , pour le ministère de son Fils. A l'instigation des partis religieux juifs, les Romains mettront Jésus à mort, mais leur puissance et le haut degré de développement de leur système routier permettront au message de la résurrection de se propager. De plus, le Nouveau Testament sera écrit dans une langue comprise par presque tout le monde à l'époque : le grec.

Comme Paul l'écrira aux Galates, « lorsque le moment est vraiment venu, Dieu a envoyé son Fils ; » (Galates 4:4)

Le moment est venu de tourner la page et de  découvrir la bonne nouvelle du Nouveau Testament.

 

121672973