JUSQU’OU IRONS-NOUS ?

 

Considérez les autres comme plus importants que vous-même… (Philippiens 2 :3)

 

Lecture proposée : (Philippiens 1 :19-26)

19 car je sais que cela aboutira à mon salut, grâce à vos prières et à l'assistance de l'Esprit de Jésus-Christ. 20 Conformément à ma ferme attente et à mon espérance, je n'aurai honte de rien, mais maintenant comme toujours, la grandeur de Christ sera manifestée avec une pleine assurance dans mon corps, soit par ma vie, soit par ma mort. 21 En effet, Christ est ma vie et mourir représente un gain.
22 Cependant, s'il est utile pour ma tâche que je vive ici-bas, je ne saurais dire ce que je dois préférer. 23 Je suis tiraillé des deux côtés: j'ai le désir de m'en aller et d'être avec Christ, ce qui est de beaucoup le meilleur, 24 mais à cause de vous il est plus nécessaire que je continue à vivre ici-bas. 25 Persuadé de cela, je sais que je resterai et demeurerai avec vous tous, pour votre progrès et votre joie dans la foi. 26 Grâce à mon retour auprès de vous, vous aurez alors dans ma personne une raison d'éprouver encore plus de fierté en Jésus-Christ.

 

Ce que Paul recommande, il le pratique déjà à l’égard des Philippiens. Il a tout donné pour la cause de Christ. Il est certainement fatigué de lutter. Il aimerait mieux s’en aller pour être avec le Christ. Pourtant, il est prêt à renoncer à ce qui lui paraît nettement comme le meilleur (Philippiens 1.23) Je suis tiraillé des deux côtés: j'ai le désir de m'en aller et d'être avec Christ, ce qui est de beaucoup le meilleur,], pour lui, personnellement, s’il peut encore contribuer aux progrès et à  la joie dans la foides chrétiens de Philippes et d’ailleurs.

 

L’exemple de Paul jette une lumière crue sur les limites que nous imposons à l’amour. Pourtant, l’exemple de Paul n’est qu’un pâle reflet et la pleine manifestation de l’amour du Christ qui sera exposée dans la suite de ce chapitre. Pour progresser dans le domaine de l’unité et de l’amour des frères, il faut avancer dans notre compréhension de jusqu’où le Fils de Dieu est allé, dans l’humilité, par amour.

 

Si nous saisissons, un peu, la distance que Jésus a parcourue pour nous rejoindre au cœur de notre besoin et de notre misère, nous ne dirons plus jamais qu’il nous en demande trop lorsqu’il s’agit de faire un petit pas vers la sœur ou le frère qui n’est pas comme nous. Les différences qui nous font peur et parfois nous paralysent semblent franchement dérisoires à côté de celles que le Christ a vaincues pour devenir notre Sauveur.

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes – Robert Souza)

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