SERVIR, AIMER, ECOUTER

 

Il n'était pas la lumière, mais il vint pour rendre témoignage à la lumière.

 (Jean 16.8)

 

Lecture proposée : (1 Corinthiens 9.16-23)

16 Si j'annonce l'Evangile, il n'y a pour moi aucun sujet de fierté, car c'est une nécessité qui m'est imposée, et malheur à moi si je n'annonce pas l'Evangile! 17 Si je le fais de bon cœur, j'en ai la récompense; mais si je le fais malgré moi, c'est une charge qui m'est confiée. 18 Quelle est donc ma récompense? C'est d'offrir gratuitement l'Evangile [de Christ] que j'annonce, sans faire usage de mon droit de prédicateur de l'Evangile.
19 En effet, bien que libre vis-à-vis de tous, je me suis fait l'esclave de tous afin de gagner le plus grand nombre. 20 Avec les Juifs, j'ai été comme un Juif afin de gagner les Juifs; avec ceux qui sont sous la loi de Moïse, comme si j'étais sous la loi [– bien que n'étant pas moi-même sous la loi –] afin de gagner ceux qui sont sous la loi; 21 avec ceux qui sont sans la loi, comme si j'étais sans la loi – bien que je ne sois pas sans la loi de Dieu, puisque je me conforme à la loi de Christ – afin de gagner ceux qui sont sans la loi. 22 J'ai été [comme] faible avec les faibles afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous afin d'en sauver de toute manière quelques-uns, 23 et je fais cela à cause de l'Evangile afin d'avoir part à ses bénédictions.

 

L’Evangile ne parle pas d’égalité : son égalité à lui, c’est la fraternité ; et la fraternité, dans son sens, c’est la soumission (le service (Marc 9.35) [Alors il s'assit, appela les douze et leur dit: «Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous.» ). (…) Il respecte la justice, mais il ne s’arrête pas ; ou plutôt il s’empare de l’idée de justice, il la cultive et lui fait rendre tout  ce qu’elle renferme ; et au sortir de ses mains puissantes, ce n’est pas la justice, c’est l’amour ! (1 Corinthiens 1.14) [Je remercie [Dieu] de ce que je n'ai baptisé aucun de vous, excepté Crispus et Gaïus. ] Mes frères, l’esprit de soumission (de service) est tellement l’esprit de l’évangile qu’il ne semble pas qu’on puisse être chrétien, et n’en être pas pénétré. (…).

 

Il serait bon, en particulier, d’examiner si nous savons écouter (Jacques 1.19) [Ainsi donc, mes frères et sœurs bien-aimés, que chacun soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère, ]… Chose si rare chez les meilleurs ! Ecouter ! L’une des marques les plus sûres de la soumission et de l’humilité. Ecouter sincèrement, ce qui ne signifie pas attendre, en silence et avec plus ou moins de patience, que les gens aient tout dit pour leur communiquer ensuite ce que nous avons médité tant qu’ils parlaient. Non, mais sortir de notre pensée pour entrer dans la leur, nous mettre à leur place, compatir à leurs préventions mêmes, et suivre leur raisonnement ou leur récit avec toute la naïveté d’une curiosité affectueuse.

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes – (Alexandre Rodolphe Vinet, théologien suisse. Extrait des Nouveaux discours – Le devoir de la soumission mutuelle- proposé par Dominique Moreau)

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