COURBER L’ECHINE

 

(Je) vous soutiendrai

 (Esaïe 46.4)

 

Lecture proposée : (Esaïe 46.1-9)

1 Bel s'écroule, Nebo tombe.
On place ces statues sur des animaux, sur des bêtes.
Vous les portiez et voilà qu'elles sont chargées
comme un fardeau pour l'animal fatigué!
2 Ils sont tombés, ils se sont écroulés ensemble,
ils sont incapables de préserver leur image
et partent eux-mêmes en déportation.
3 Ecoutez-moi, famille de Jacob,
vous tous qui restez de la communauté d'Israël!
Je me suis chargé de vous depuis le ventre de votre mère,
je vous ai portés dès avant votre naissance!
4 Jusqu'à votre vieillesse je serai le même,
jusqu'à vos cheveux blancs je vous soutiendrai.
Comme je l'ai déjà fait, je veux encore vous porter,
vous soutenir et vous préserver.
5 A qui me comparerez-vous pour faire de nous des égaux?
A qui me ferez-vous ressembler pour nous assimiler?
6 Ils versent l'or de leur bourse
et pèsent l'argent à la balance,
ils paient un orfèvre pour qu'il leur en fasse un dieu,
puis ils se prosternent devant lui. Oui, ils l'adorent!
7 Ils le portent, ils le chargent sur l'épaule,
ils le déposent à sa place et il y reste:
il est incapable de quitter sa place.
On a beau crier, il ne répond pas:
il est incapable de vous sauver de votre détresse.
8 Souvenez-vous de cela et montrez-vous courageux!
Vous qui êtes des rebelles, réfléchissez-y!
9 Souvenez-vous des tout premiers événements!
En effet, c'est moi qui suis Dieu et il n'y en a pas d'autre.
Je suis Dieu et personne n'est comparable à moi.

 

 

Dans Esaïe 46, le prophète illustre le siège de Babylone et l’évacuation de ses idoles. Les chars et les chariots qui les portaient craquaient, et les bêtes fatiguées gémissaient sous leur fardeau (verset 1).

 

Par  contraste, Esaïe dit que Dieu porte ses enfants dès leur naissance (verset 3). « Jusqu’à votre vieillesse je serai le même, jusqu’à votre vieillesse je vous soutiendrai »,  a déclaré Dieu (verset 4). Dans le texte hébreu,  le contraste est précis et frappant : c’est sur les bêtes que les idoles étaient « chargées » (verset 1), mais c’est sur Dieu que nous sommes chargés (verset 3). Les idoles sont un « fardeau », une chose dont ont est chargé (verset 1) mais Dieu nous a « portés » avec plaisir depuis le sein maternel (verset 3).

 

C’est le Seigneur qui nous a  créés (verset 4). Rien ne saurait être plus réconfortant que de savoir que notre Père aime ses enfants et en prend soin. Sa promesse, « je veux encore vous porter » (verset 4), inclut tous les tracas et tous les ennuis qui s’imposeront à nous au cours de notre vie.

 

Ainsi donc, nous pouvons lui laisser le soin de nous porter, nous et tous nos fardeaux. Il y a d’ailleurs une chanson d’Annie Johnson Flint qui nous met au défi de prendre Dieu au mot : « Ne crains point que répondre à ton besoin il ne sache pas ; notre Dieu désire ardemment partager ses ressources avec toi ; appuie-toi fermement sur son éternel bras ; car toi et ton  fardeau ton Père portera ». – D.H.R

 

Notre tâche consiste à rejeter tout souci ; Dieu a pour tâche de se soucier de nous.

 

(Extrait de « Notre Pain Quotidien »)

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