A MOINS QUE…

 

Il n’y a point en moi de colère :

mais si je trouve à combattre des ronces et des épines,

je marcherai contre elles, je les consumerai…

(Esaïe 27.4)

 

Lecture proposée : (Esaïe 27.2-5)

2 Ce jour-là,
entonnez à son intention un cantique sur la vigne excellente!
3 Moi l'Eternel, je suis son gardien,
je l'arrose à chaque instant.
De peur qu'on ne l'attaque,
nuit et jour je veille sur elle.
4 Il n'y a pas de colère en moi,
mais si je trouve des ronces et des buissons épineux à combattre,
je marcherai contre eux,
je les ferai disparaître tous ensemble,
5 à moins qu'on ne me prenne pour refuge,
qu'on ne fasse la paix avec moi,
oui, qu'on ne fasse la paix avec moi.

 

 

Dieu n’est pas un Dieu colérique. Pourtant ses colères sont redoutables. Il ne prend point plaisir à frapper ou punir. Pourtant c’est un Dieu juste, qui ne peut laisser les péchés impunis (Jérémie 30.11) [En effet, je suis moi-même avec toi pour te délivrer, déclare l'Eternel. J'exterminerai toutes les nations où je t'ai dispersé, mais toi, je ne t'exterminerai pas. Je te corrigerai avec justice. Je ne peux vraiment pas te laisser impuni. ].

 

D’ailleurs, a-t-il réellement besoin d’intervenir pour que nous soyons repris lorsque nous l’offensons ? nos fautes portent en elles-mêmes leurs conséquences et Paul en avertissait les Galates. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi (4.7).

 

Le temps qui passe peut nous faire oublier nos erreurs, mais le processus naturel ne s’en poursuit pas moins. Tôt ou tard, la pousse révèle ce qui a été semé. Si Dieu trouve des ronces ou des épines, il les consume… à moins que… Combien j’aime ces mots. Oui, il accepte même de prendre sa juste colère en défaut… si le coupable au lieu de fuir se tourne vers lui. C’est ce qu’il dit aussitôt après : à moins qu’on me prenne pour refuge, qu’on fasse la paix avec moi.

 

Se réfugier auprès de celui que l’on a offensé, le prendre pour refuge ? Insensé ! Pourtant, tel est notre Dieu qui aime à ce point sa créature qu’il n’a pas de plus grand désir que de l’accueillir, repentante, en ses bras grands ouverts.

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes – Richard Doulière)

121672973