UN LIVRE DU SOUVENIR

 

L’Eternel fut attentif et il écouta :

et un livre de souvenir fut écrit devant lui.

(Malachie 3.16)

 

Lecture proposée : (Malachie 3.13-18)

13 Vos paroles sont dures contre moi, dit l'Eternel,
et vous dites: «Qu'avons-nous dit contre toi?»
14 Vous avez dit: «C'est inutile de servir Dieu.
Qu'avons-nous gagné à respecter ses ordres
et à marcher dans le deuil
à cause de l'Eternel, le maître de l'univers?
15 Maintenant nous déclarons heureux les hommes arrogants.
Oui, ceux qui font le mal prospèrent;
ils mettent Dieu à l'épreuve, et ils en réchappent!»
16 Alors ceux qui craignent l'Eternel se parlèrent l'un à l'autre;
l'Eternel fut attentif, et il écouta.
Un livre de souvenir fut écrit devant lui
pour ceux qui craignent l'Eternel
et qui respectent son nom.
17 Ils seront à moi, dit l'Eternel, le maître de l'univers,
ils m'appartiendront, le jour que je prépare;
j'aurai compassion d'eux
comme un homme a compassion de son fils qui le sert,
18 et vous verrez de nouveau la différence
entre le juste et le méchant,
entre celui qui sert Dieu
et celui qui ne le sert pas.

 

Malachie constate :  Vous avez dit : « Qu’avons-nous à gagner à observer ses préceptes et à marcher avec tristesse à cause de l’Eternel des armées ? » Après quoi, ces hautains ont ajouté : « Oui, les méchants prospèrent, ils tentent Dieu et ils échappent ».

 

Constat amer : puisque les méchants prospèrent, à quoi bon vouloir servir un Dieu exigeant droiture et pureté ? Raisonnement compréhensible mais erroné !

 

La foi n’est ni un calcul ni un marchandage. Et là est peut-être la suggestion la plus subtile du diable. Avec une logique implacable, le monde étant ce qu’il est, il sème le doute, le trouble, le découragement dont l’issue est l’absence d’espoir et de confiance.

 

Le seul remède à cet effondrement moral est la mémoire. Celle qui ne retient que ce qui est positif, édifiant. Compter, oui. Mais les seuls bienfaits de Dieu, et les mettre sous nos yeux, selon le bon vieux cantique. Pourquoi ne pas tenir un « carnet de gratitude », un livre de souvenir où s’inscriraient régulièrement chaque bienfait notoire reçu des autres, chaque évidente intervention divine, pour en relire, de temps à autre, telle ou telle page afin de vaincre la lassitude ou le découragement ?

 

Ces pages nous rappelleraient qu’il n’est pas vain, oh non ! de servir ce Dieu qui nous écoute il est attentif.

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes – Ivan Doulière)

 

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