EFFETS DE LA GRACE

 

Quoi donc !

Pécherions-nous,

 parce que nous sommes,

non sous la loi,

mais sous la grâce ?

 Loin de là !

 (Romains 6.15)

 

Lecture proposée : (Romains 6)

Le péché et la grâce

1 Que dirons-nous donc? Allons-nous persister dans le péché afin que la grâce se multiplie? 2 Certainement pas! Nous qui sommes morts pour le péché, comment pourrions-nous encore vivre dans le péché?
3 Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés? 4 Par le baptême en sa mort nous avons donc été ensevelis avec lui afin que, comme Christ est ressuscité par la gloire du Père, de même nous aussi nous menions une vie nouvelle. 5 En effet, si nous avons été unis à lui par une mort semblable à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection semblable à la sienne. 6 Nous savons que notre vieil homme a été crucifié avec lui afin que le corps du péché soit réduit à l'impuissance et qu'ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché. 7 En effet, celui qui est mort est libéré du péché. 8 Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, 9 car nous savons que Christ ressuscité ne meurt plus; la mort n'a plus de pouvoir sur lui. 10 Christ est mort, et c'est pour le péché qu'il est mort une fois pour toutes; maintenant qu'il est vivant, c'est pour Dieu qu'il vit. 11 De la même manière, vous aussi, considérez-vous comme morts pour le péché et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ [notre Seigneur].
12 Que le péché ne règne donc plus dans votre corps mortel pour vous soumettre à lui par ses désirs. 13 Ne mettez plus vos membres au service du péché comme des instruments de l'injustice, mais au contraire livrez-vous vous-mêmes à Dieu comme des morts revenus à la vie et mettez vos membres à son service comme des instruments de la justice. 14 En effet, le péché n'aura pas de pouvoir sur vous, puisque vous n'êtes plus sous la loi mais sous la grâce.
15 Quoi donc! Allons-nous pécher parce que nous ne sommes pas sous la loi mais sous la grâce? Certainement pas! 16 Ne savez-vous pas que si vous vous livrez à quelqu'un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes les esclaves du maître à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l'obéissance qui conduit à la justice? 17 Mais que Dieu soit remercié: alors que vous étiez esclaves du péché, vous avez obéi de tout cœur au modèle d'enseignement auquel vous avez été confiés. 18 Et une fois libérés du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice. 19 – Je parle à la manière des hommes, à cause de votre faiblesse naturelle. – De même que vous avez mis vos membres comme esclaves au service de l'impureté et de l'injustice pour arriver à plus d'injustice, de même maintenant, mettez vos membres comme esclaves au service de la justice pour progresser dans la sainteté. 20 En effet, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres par rapport à la justice. 21 Quels fruits portiez-vous alors? Des fruits dont vous avez honte aujourd'hui, car leur fin, c'est la mort. 22 Mais maintenant que vous avez été libérés du péché et que vous êtes devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la progression dans la sainteté et pour fin la vie éternelle. 23 En effet, le salaire du péché, c'est la mort, mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur.

 

 

Pourquoi cet amour infini de Dieu jusqu’à se faire homme en Christ et se charger lui-même de nos fautes sur la croix ? La réponse n’est pas dans les critères de la raison humaine, mais dans le mystère du cœur souverain de Dieu.

 

Cette miséricorde divine, dont on ne saisit pas les contours, s’appelle la grâce de Dieu. Hors de notre portée, elle est imprévisible et ne peut être qualifiée de juste ou d’injuste, de logique ou d’illogique. Elle peut toucher le cœur d’un bandit et laisser indifférent celui d’un homme fort estimé…

 

Mais, dans ces conditions, la grâce de Dieu n’inciterait-elle pas son bénéficiaire à poursuivre dans le péché en abusant volontairement de son pardon ? Loin de là, écrivait l’apôtre Paul. (Romains 6.2).

 

Au contraire, celui qui reçoit cette grâce si précieuse prie le Seigneur pour ne pas en être privé et retomber dans le péché ! La grâce ne nous rend pas laxistes en ce qui déplaît à Dieu, mais nous pousse plutôt à la repentance. (Romains 2.4).

 

Qui oserait réclamer quotidiennement cette grâce imméritée en levant la tête avec orgueil ? Ce mystère nous la fait plutôt baisser avec crainte… La grâce de Dieu est l’expression de sa bonté dévouée envers nous. Elle nous porte à y répondre en nous engageant de cœur dans l’obéissance à ses commandements. (Romains 6.17).

 

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes – Dominique Moreau)

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