CHOISIS POUR AIMER, CHOISIR D’AIMER

 

Ce n’est pas vous qui m’avez choisi.

Non, c’est moi qui vous ai choisis ; j

e vous ai donné mission d’aller,

de porter du fruit,

du fruit qui soit durable.(Jean 15.16)

 

Lecture proposée : (Colossiens 3.12-17)

12 Ainsi donc, en tant qu'êtres choisis par Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous de sentiments de compassion, de bonté, d'humilité, de douceur, de patience. 13 Supportez-vous les uns les autres et, si l'un de vous a une raison de se plaindre d'un autre, pardonnez-vous réciproquement. Tout comme Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi. 14 Mais par-dessus tout cela, revêtez-vous de l'amour, qui est le lien de la perfection. 15 Que la paix de Christ, à laquelle vous avez été appelés pour former un seul corps, règne dans votre cœur. Et soyez reconnaissants.
16 Que la parole de Christ habite en vous dans toute sa richesse! Instruisez-vous et avertissez-vous les uns les autres en toute sagesse par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantez pour le Seigneur de tout votre cœur sous l'inspiration de la grâce. 17 Et quoi que vous fassiez, en parole ou en acte, faites tout au nom du Seigneur Jésus en exprimant par lui votre reconnaissance à Dieu le Père.

 

Pour que personne ne s’y méprenne, Jésus précise que l’amour chrétien découle de son choix et de son action. Il répond à une vocation que le Maître nous adresse. L’allusion au fruit dans ce verset nous rappelle que le Seigneur vient de parler du cep et des sarments. Les enfants de Dieu sont choisis et établis pour être des sarments porteurs d’un fruit durable.

 

A cause du contexte immédiat, le fruit auquel Jésus pense est, probablement et plus particulièrement, l’amour tel qu’il vient de le définir. Vivre cet amour ne consiste pas à se sentir « quelque chose » chaque fois qu’on pense à ses frères et sœurs en Christ ! L’amour chrétien se manifeste par notre choix permanent du bien des autres membres du corps de Christ, le bien que nous sommes prêts à promouvoir au prix de notre propre confort, de notre propre quiétude, de notre propre bien, puisque Jésus est allé jusqu’à donner sa vie pour nous, ses amis.

 

Quand nous nous limitons à faire, pour nos frères, seulement ce qui ne nous coûte rien, ce qui ne nous dérange pas, pouvons-nous vraiment prétendre que nous faisons ce que Jésus nous commande ?

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes – Robert Souza)

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