PENSEE SUR MATTHIEU 16:24

 

 Alors Jésus dit à ses disciples:

«Si quelqu'un veut être mon disciple,

qu'il renonce à lui-même,

qu'il se charge de sa croix et qu'il me suive!

 

   nb : si vous relevez un manquement dans la transcription, nous vous remercions par avance de bien vouloir nous le (s) faire connaître en commentaire pour nous permettre de rectifier.]

 

Moi, individualité ou personnalité ?

 

"Lui-même" = le Moi

 

Définition biblique du Moi : en grec translitéré : "heautou", celui qui décide et celui qui agit ce qui a été décidé : c'est la même personne qui décide et agit.

Moi-même, c'est une capacité à décider de ce que je fais et je fais ce que j'ai décidé, ce, indépendamment de quoi que ce  soit d'autre à l'extérieur.

On pourrait aussi l'appeler dans un langage plus moderne peut-être : l'individualité, ce qui fait que je suis moi, et non pas la personnalité.

L'individualité est une sorte d'enveloppe extérieure de notre personne morale, c'est ce qui fait l'enveloppe de notre personne morale

Cette individualité est exclusive et elle joue des coudes; c'est ce qui nous fait chercher à nous positionner.

Moi, (Moaaa)

En réalité cette individualité isole des autres, à vouloir être individuel, forcément, à vouloir être soi on s'isole des autres.

Cette individualité est l'héritage naturel et normal de la vie de l'enfant. L'enfant a, au départ, besoin de cette individualité parce qu'elle forme comme une coquille extérieure, destiné par Dieu (Dieu a créé cette individualité) à protéger le germe fragile de notre personnalité à l’intérieur.

L’enfant est fragile dans sa personnalité donc il a besoin de cette individualité, c’est pour ça qu’ à un certain âge il manifeste énormément d’individualité pour essayer de se protéger et ce n’est qu’après qu’il faudra commencer à façonner le Moi de l’enfant.

Si nous maintenons cette individualité en tant qu’adulte, (en tant que jeune enfant, puis ado, puis adulte) nous nous replions sur nous-mêmes, l’individualité nous amène forcément à être individuel. On n’ aime pas, dans un sport collectif, quelqu’un qui est individuel parce qu’il ne joue pas avec les autres, il joue seul.

En grandissant il faut que cette individualité s’ouvre, j’irai jusqu’à dire : il faut qu’elle se brise ! pour permettre à la personne morale de s’épanouir et surtout de s’unir à Dieu. L’individualité s’oppose à l’union avec Dieu. L’individualité est un simulacre de la personne, au même titre , et de la même manière, que la convoitise est un simulacre de l’amour. La convoitise n’est pas de l’amour, au même titre que l’individualité n’est pas la personnalité.

Dieu a créé l’homme pour sa propre gloire à Lui. L’individualité accapare l’homme pour sa propre gloire, donc on voit bien que l’individualité s’oppose à Dieu.

L’individualité à pour caractère l’indépendance et surtout l’affirmation de soi. Celui qui cherche à être individuel va chercher à s’affirmer, lui, (donc Moi en premier). Cette constante affirmation de soi-même, du Moi, s’oppose à notre vie spirituelle.

Quand nous disons : « je ne peux pas croire », c’est parce que notre individualité n’a pas la capacité de croire. La personnalité, elle, est fille de la foi : « l’homme vivra par la foi » [Habacuc 2 :4 = Il est plein d'orgueil, celui dont l'âme n'est pas droite, mais *le juste vivra par sa foi.»] – Nous avons tous une personnalité qui a besoin de la foi ; la personnalité n’est point incrédule, la personnalité cherche à croire, a besoin de croire, contrairement à l’individualité.

Un passage des Ecritures exprime cette pensée dans Ecclésiaste3 :11 = Il fait toute chose belle au moment voulu. Il a même mis dans leur cœur la pensée de l'éternité, même si l'homme ne peut pas comprendre l'œuvre que Dieu accomplit du début à la fin.

Oui, il a mis dans leur cœur la pensée de l’éternité, la personnalité, bien que l’individualité ne puisse pas le saisir, il a mis l’intérieur de nous, à l’intérieur de cette coquille, la capacité, par notre personnalité, de croire.

En réalité, si on regarde bien, l’individualité (corps-âme-esprit) - [l’âme faisant la jonction entre le corps et l’esprit] – on a : d’un côté corps-âme et de l’autre âme-esprit. On pourrait prendre comme image que l’individualité est la liaison : corps-âme et que la liaison âme-esprit relève de la personnalité.

Alors, à qui donnons-nous les droits ? sur notre vie tout entière ?

A cette individualité corps-âme !

Auquel cas c’est notre corps et nos sens qui vont nous mettre en avant.

Ou est-ce notre personnalité que nous mettons en avant !

Auquel cas nous avons besoin de l’éternité de Dieu et de l’amour de Dieu.

 

Quand le Saint-Esprit agit en nous, il nous pousse jusqu’aux dernières frontières de notre individualité, pour nous amener à un choix.

Le Saint-Esprit agit toujours de façon très ponctuelle, pas de façon générale, généraliste, mais il va prendre un domaine  de notre vie, ponctuellement, pour nous dire, et il va nous pousser dans les derniers retranchements de notre personnalité pour nous amener justement à un choix, à savoir : résister au Saint-Esprit, ce qui nous ferait nous replier sur nous-mêmes ; ou à capituler devant le Saint-Esprit auquel cas cela revient à briser notre individualité pour laisser percer notre personnalité.

C’est pour ça qu’il est dit dans la Parole (en Jérémie 1 :5a : «Avant de te former dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu naisses,) que Dieu nous connait avant même notre naissance. Ilo connait notre personnalité. Mais pour que notre personnalité puisse s’unir à Lui (Dieu) il faut que nous renoncions à nos droits sur nous, que nous renoncions à notre individualité.

C’est comme cela que Jésus a dit : Si quelqu’un veut venir après moi qu’il renonce à lui-même.

Qu4il renonce à son individualité pour qu’il puisse s’épanouir dans sa personnalité.

 

Quand nous disons que le Saint-Esprit agit de façon très ponctuelle sur un domaine pour nous pousser jusqu’au bout au choix, en voici un exemple : « Quand Dieu dit »Si ton frère à quelque chose contre toi, va le voir » (Matthieu 5 :23,24) [23 Si donc tu présentes ton offrande vers l'autel et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, 24 laisse ton offrande devant l'autel et va d'abord te réconcilier avec ton frère, puis viens présenter ton offrande.]  c’est notre individualité qui est mise en jeu , notre Moi, parce que ce n’est pas nous qui avons quelque chose contre lui, mais c’est lui qui a quelque chose contre nous (on pourrait dire que c’est de sa faute, donc que c’est à lui de venir mais non, il pousse notre individualité à la briser pour que nous puissions nous épanouir complètement dans notre personnalité et nous unir à Lui.

 

« Si quelqu’un veut venir après moi,

Qu’il renonce à son individualité, qu’il renonce à lui-même »

Amen

 

Pensées sur la Parole