HASARDS PROGRAMMES

 

Haman, l’Agaguite,

ennemi de tous les Juifs,

avait formé le projet de les faire périr

et il avait jeté le pur, c’est-à-dire le sort,

 afin de les tuer et de les détruire…  

 (Esther 9.24)

 

Lecture proposée : (Esther 4.1-17)

1 Informé de tout ce qui se passait, Mardochée déchira ses vêtements, se couvrit d'un sac et de cendre, puis sillonna la ville en criant à pleine voix son amertume. 2 Il alla ainsi jusqu'aux abords de la porte du roi, car son entrée était interdite à toute personne habillée d'un sac. 3 Dans chaque province, partout où arrivait le message du roi, qui avait valeur de loi, les Juifs menaient grand deuil, avec jeûne, pleurs et lamentations; beaucoup avaient pour lit le sac et la cendre.
4 Lorsque ses servantes et ses eunuques vinrent lui rapporter ce qui se passait, la reine Esther en fut toute bouleversée. Elle fit parvenir des vêtements à Mardochée pour le pousser à s'habiller et à retirer son sac, mais il ne les accepta pas. 5 Elle appela alors Hathac, l'un des eunuques que le roi avait attachés à son service, et le chargea d'aller demander à Mardochée ce qu'il avait et pourquoi il se comportait de cette manière. 6 Hathac rejoignit Mardochée sur la place de la ville qui fait face à la porte du roi, 7 et Mardochée lui raconta tout ce qui lui arrivait. Il lui précisa même la quantité d'argent qu'Haman avait promis de verser dans le trésor du roi pour pouvoir faire disparaître les Juifs. 8 Il lui donna aussi une copie de l'édit proclamé dans Suse en vue de leur extermination afin qu'il le montre à Esther et lui fasse un rapport, en la chargeant de se rendre chez le roi pour lui demander grâce et plaider la cause de son peuple.
9 Hathac vint rapporter à Esther les paroles de Mardochée. 10 Celle-ci le chargea alors d'aller dire à Mardochée: 11 «Tous les serviteurs du roi et la population de ses provinces savent que toute personne, homme ou femme, qui pénètre chez le roi, dans la cour intérieure, sans avoir été convoquée n'a droit qu'à un seul verdict: la mort. La seule personne qui reste en vie est celle à qui le roi tend le sceptre en or. Or, en ce qui me concerne, cela fait 30 jours que je n'ai pas été appelée vers lui.»
12 On rapporta donc à Mardochée les paroles d'Esther, 13 et Mardochée lui fit répondre: «Ne t'imagine pas que ta position au palais te permettra d'être sauvée, au contraire de tous les Juifs. 14 En effet, si tu gardes le silence maintenant, le secours et la délivrance surgiront d'autre part pour les Juifs, tandis que ta famille et toi vous mourrez. Qui sait? Peut-être est-ce pour une circonstance telle que celle-ci que tu es parvenue à la royauté.»
15 Esther fit répondre à Mardochée: 16 «Va rassembler tous les Juifs qui se trouvent à Suse et jeûnez pour moi! Ne mangez et ne buvez rien pendant trois jours, ni la nuit ni le jour. Moi aussi, je respecterai un tel jeûne avec mes servantes, et c'est dans ces dispositions que je pénétrerai chez le roi: j'enfreindrai la loi et, si je dois mourir, je mourrai.»
17 Mardochée s'en alla faire tout ce qu'Esther lui avait ordonné.

 

                                                                                                   

L’histoire que raconte le livre d’Esther rapporte une telle somme de circonstances providentielles que son historicité a parfois été mise en doute. Notre raison cherche volontiers à expliquer ce qui arrive par le concours du hasard. N’est-il pas plus simple d’y reconnaître la main de Dieu ? Il n’est certes pas l’auteur de tout ce qui se fait sous le soleil, mais rien n’échappe à son contrôle ou volonté permissive. La foi peut donc recevoir comme une évidence, le fait que même les pires situations ont, entre ses mains, un but bien précis.

 

Il n’y a nul hasard. Même les dés sont pipés. On jette le sort dans le pan de la robe, écrivait le Sage (Proverbes 16.33), mais toute décision vient de l’Eternel. Les apôtres le pensaient qui tirèrent au sort celui qui devait remplacer Judas.

 

Soyons convaincus, nous aussi, que, si Dieu veut le bien de tous ceux qui l’aiment – Paul l’attestait -, alors il travaille à notre perfectionnement à travers chacune des circonstances de notre vie. Chaque détail peut en devenir une nouvelle occasion d’actions de grâces. Tout ? … Même l’aphonie qui m’empêche d’assurer la prédication prévue, le « bête rhume » qui me freine, accroissant mon retard ? Oui, tout, même tout ce qui semble un obstacle !

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes – Richard Doulière)

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