MON FRERE, MON AMI

 

L’Ancien, à mon bien cher Gaïos

que j’aime dans la vérité.

(3 Jean 1)

 

Lecture proposée : (1 Samuel 20.9-17)

9 Jonathan lui dit: «Sois bien certain que je t'informerai, si j'apprends que mon père a décidé de te faire du mal!» 10 David demanda à Jonathan: «Qui m'informera dans le cas où ton père te répondrait avec dureté?» 11 Jonathan lui dit: «Viens, sortons dans les champs.» Et ils sortirent tous deux dans les champs.
12 Jonathan dit à David: «J'en prends à témoin l'Eternel, le Dieu d'Israël, je chercherai à connaître les intentions de mon père demain ou après-demain. Dans le cas où il serait bien disposé vis-à-vis de toi, si je n'envoie pas quelqu'un vers toi pour t'en informer, 13 que l'Eternel me traite avec la plus grande sévérité! Dans le cas où mon père trouverait bon de te faire du mal, je t'informerai aussi et je te laisserai partir, afin que tu t'en ailles en paix. Que l'Eternel soit avec toi comme il l'a été avec mon père! 14 Si je reste en vie, veuille agir envers moi avec la bonté de l'Eternel, et si je meurs, 15 ne retire jamais ta bonté envers ma famille, pas même lorsque l'Eternel supprimera chacun de tes ennemis de la surface de la terre. 16 En effet, Jonathan a fait alliance avec la famille de David. Que l'Eternel se venge des ennemis de David!»
17 Jonathan fit encore prêter serment à David au nom de son amour pour lui, car il l'aimait comme lui-même.

 

Dans la salutation qui ouvre sa troisième lettre, nous retrouvons cette notion fondamentale de la pensée de Jean : les chrétiens s’aiment dans la vérité. (2 Jean 1.1) [De la part de l'ancien à la dame qui a été choisie et à ses enfants que j'aime dans la vérité. Et ce n'est pas moi seulement qui les aime, mais aussi tous ceux qui ont connu la vérité.]. Mais on comprend aussi qu’il y a entre Gaïos et l’apôtre une amitié forte, autre chose que l’affection que jean peut ressentir pour l’ensemble des membres d’une église : tous nos frères et sœurs en Christ ne peuvent pas être nos meilleurs amis !

 

L’amitié, comme celle de David et Jonathan, comme celle de Jésus et Jean, est un don précieux. Mais ces relations privilégiées doivent reposer sur les mêmes bases que toute relation fraternelle : la vérité de ce que nous sommes, des pécheurs graciés à la croix, des hommes et des femmes qui reconnaissent leur propre cœur tortueux, qui s’en repentent et qui comptent sur l’Esprit de Jésus pour leur donner un cœur nouveau.

 

Cela devrait nous garder humbles dans notre affection fraternelle, conscients de notre capacité à décevoir parfois nos frères, conscients qu’ils peuvent nous décevoir à leur tour. Conscients…, mais confiants en la force de la grâce et en la puissance du pardon pour nous permettre de nous aimer malgré la vérité de ce que nous étions sans Christ et à cause de la vérité de ce que nous devenons en Christ.

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes » - Robert Souza)

Ichtus (2)