L’ESCLAVAGE

 

Esclaves, obéissez à vos maîtres… Maîtres, abstenez-vous de menaces. (Ephésiens 6.5) [Esclaves, obéissez à vos maîtres terrestres avec crainte et profond respect, avec sincérité de cœur, comme à Christ.]

 

Lecture proposée : (Deutéronome 15.12-18)

12 »Si l'un de tes frères hébreux, homme ou femme, se vend à toi, il te servira 6 ans, mais la septième année, tu le renverras libre de chez toi. 13 Et lorsque tu le renverras libre de chez toi, tu ne le renverras pas les mains vides. 14 Tu lui feras des cadeaux tirés de ton petit bétail, de ton aire de battage, de ton pressoir, de ce que tu auras grâce à la bénédiction de l'Eternel, ton Dieu. 15 Tu te souviendras que tu as été esclave en Egypte et que l'Eternel, ton Dieu, t'a racheté. Voilà pourquoi je te donne aujourd'hui ce commandement. 16 Si ton esclave te dit: ‘Je ne veux pas sortir de chez toi', parce qu'il t'aime, toi et ta famille, et qu'il se trouve bien chez toi, 17 alors tu prendras un poinçon et tu lui perceras l'oreille contre la porte. Ainsi il sera pour toujours ton esclave. Tu feras de même pour ta servante. 18 Tu ne devras pas trouver difficile de le renvoyer libre de chez toi, car il t'a servi 6 ans et il t'a rapporté le double d'un salarié. Alors l'Eternel, ton Dieu, te bénira dans tout ce que tu feras.

 

 

La Bible reconnaîtrait-elle l’esclavage ? Les esclaves mentionnés dans le texte étaient devenus chrétiens, les maîtres aussi. Paul leur dit de vivre chrétiennement, sans pour autant soutenir un système esclavagiste. Il constate seulement que cela existe en son temps. La Loi de Moïse explique comment doit fonctionner la question des esclaves en Israël (texte proposé en lecture). La bonté du Seigneur s’y révèle. Le cultivateur israélite qui faisait faillite pouvait offrir ses services à un confrère prospère et travailler pour lui gratuitement pendant six ans. En retour, il recevait gîte et couvert et, si l’homme était célibataire, son « patron » pouvait lui trouver une épouse !

 

La septième année, il y avait l’affranchissement. L’homme pouvait repartir « libre ». Le patron pouvait lui faire aussi cadeau de quelques têtes de menu bétail. Il reprenait alors son lopin de terre et le retravaillait. Cela devait fort bien fonctionner. Au fond, l’homme prospère avait « dépanné » son petit voisin cultivateur qui avait fait banqueroute.

 

Quel système merveilleux ! Il existe là une image de ce que Jésus-Christ peut faire pour nous. Dans la misère, Jésus nous dépanne, nous rachète, nous met sur la bonne route que nous allons suivre sous son regard.

 

 

(Extrait des Méditations Quotidiennes – Pierre Wheeler)

Ichtus (2)