Que sa Parole m’accompagne tous les jours.

 

Bonjour,

Aujourd’hui je souhaiterai vous partager une histoire. Mon histoire.

Je m’appelle Noémie et je suis née dans une famille chrétienne évangélique après 2 autres petites filles. Mes semaines finissaient toujours par un culte le dimanche matin à Trets, puis lorsque nous sommes arrivés à l’église de Saint-Maximin j’ai découvert l’école de dimanche, que j’attendais à chaque fois avec impatience.

 

J’ai donné mon cœur au Seigneur lorsque j’avais 9 ans il me semble. J’ai prié toute seule un soir dans mon lit. J’avais pris conscience qu’il fallait que je prenne mes propres décisions spirituellement. Je croyais que Jésus était mort à ma place, que ma dette était payée et qu’il était ressuscité.

Comme premier pas de foi, j’ai donc laissé Jésus entrer dans mon cœur, dans ma vie.

 

Les années passaient et malgré cette conversion, on pouvait presque m’appeler « Croyante, mais pratiquante seulement le dimanche ». Je croyais en Dieu, mais lisais peu ma Bible et priais seulement lorsque j’en avais le temps. Bien sûr, j’avais des hauts dans ma vie spirituelle comme lors des week-ends d’église ou de rencontres jeunes pour des soirées louanges mais ça ne suffisais pas. Je ne consacrais pas ma vie à Dieu.

 

Ces deux dernières années ont été dures et enrichissantes à la fois. Elles m’ont permis de me recentrer sur l’Essentiel.

Mon année de première au lycée, alors que j’avais 16 ans, a été particulièrement difficile à vivre.

J’ai commencé mon année dans une classe très peu agréable et dans laquelle je ne connaissais personne. Mes professeurs n’arrangeaient pas le tout, plus particulièrement mon professeur de mathématiques, qui nous rabaissait sans cesse, comparant notre niveau à des  sixièmes, alors que nous étions dans une filière scientifique. Prenant ses paroles au sérieux, cela  a engendré chez moi une inquiétude vis-à-vis de mon avenir scolaire.

 

A suivi, le travail de papa. Ça faisait déjà plusieurs années qu’il voyageait et pourtant, cette année-là, ces voyages m’étaient de plus en plus difficiles à accepter. J’avais de la peine à l’entendre partir tous les lundis à 5h du matin pour plusieurs heures de trains jusqu’à ce qu’il revienne les vendredis soirs à 19h. J’avais toujours cette crainte de l’entendre partir le lundi peut-être pour la dernière fois.

Cette même année, Laetitia est partie s’installer à Asquin, dans le pays basque, pour rejoindre Néhémie. Encore une épreuve très difficile à surmonter, toute seule.  C’était le dimanche 11 février 2018. Je lui avais dit au revoir la veille au soir, en sachant que les jours qui suivraient serait compliqués moralement car je n’avais encore jamais été sans sœurs à la maison.

Enfin, je n’avais plus aucun plaisir à aller à la gym la semaine, alors que cela a toujours été ma passion.

Chaque dimanche soir je pleurais dans mon lit, j’étais anxieuse et j’en avais assez de toutes ces journées qui se répétaient. La semaine qui m’attendait serait un perpétuel recommencement de celle qui précédait.  Je n’avais pas de but dans ma vie, j’étais perdue. Il y avait en plus de cela, la peur de mourir qui restait accrochée à moi toute la journée. J’avais peur de voir ma famille mourir. 

Face à tous ces problèmes, mes parents, voyant que j’allais mal, m’ont emmené chez le médecin pour que je puisse en parler.  J’ai eu en retour un comprimé contre l’anxiété que je prenais tous les jours. Ce comprimé m’a un peu aidé à être moins stresser et moins anxieuse.

Mais il me manquait toujours quelque chose.

Dans la détresse et me disant que c’était la dernière solution, je me suis « re »mise à prier Dieu. J’espérai qu’il puisse me donner cette paix dont j’avais tant besoin. Et c’est ce qu’il a fait. J’ai trouvé un « remède »  efficace, toujours disponible et gratuit. Le Seigneur m’a accompagné, j’ai pu traverser ces difficultés avec lui, sous ses ailes. Aujourd’hui je sais que ces épreuves m’ont permis de renouer, de me rapprocher à nouveau de Lui et de me recentrer sur l’Essentiel.

Ma rentrée en terminale n’a pas été facile pour autant. J’avais de nouveau cette crainte de faire une année sans amis, j’avais peur de l’inconnu tout simplement.  Voyant mon stress, ma mère m’a ressorti un livre chrétien pour enfant « J’ai un ami » qui, malgré sa visée pour les enfants d’environ 10 ans, m’a permis une nouvelle fois de faire confiance au Seigneur. Les paroles de ce livre me sont restées le jour de la rentrée et j’ai pu faire le premier pas vers une amie que je n’avais pas revu depuis l’école primaire qui se trouvait justement être dans ma classe.

Plus tard est venu mon anniversaire. Mes parents m’ont offert entre autre une boite à soucis. Ça aurait pu être le cadeau dont je me souviendrais le moins mais il en est tout autre chose aujourd’hui. Quand Satan me pousse à craindre quelque chose,  j’écris mon souci et le glisse dans la boite en demandant à Dieu de m’aider à le gérer. Je sais que tous mes problèmes ne disparaîtront peut être pas avec une prière mais j’aurai transféré mes craintes sur les épaules de Celui qui peut les gérer sans difficulté.  Il y a un verset écrit  sur le dessus qui dit : « Ne vous inquiétez donc pas du lendemain, car le lendemain s’inquiétera de lui-même. A chaque jour suffit sa peine » Matthieu 6 :34.Cette boite et ce verset m’ont beaucoup aidé pour mes épreuves de Bac et l’attente de mes résultats. Dans cette même période, j’avais aussi retrouvé un marque–page  fabriqué à l’école de dimanche  avec un verset qui m’a apaisé et rassuré de savoir que Jésus veille sur moi: « Car je connais les projets que j’ai formés sur vous dit l’Eternel, projets de paix et non de malheur afin de vous donner un avenir et de l’espérance » Jérémie 29 :11.

 

Alors tout est bien qui finit bien ? Non car j’ai encore d’autres épreuves qui m’attendent, je le sais, et si je parle aujourd’hui c’est parce que je veux affirmer que je les traverserai avec mon Seigneur Jésus. Oui, je suis une personne très anxieuse alors je veux pour l’avenir que Sa Parole m’accompagne tous les jours car je sais que Lui seul peut me sortir de mes craintes.

Aujourd’hui je peux le dire : Merci Seigneur pour ces épreuves car elles m’ont rendue plus forte ! Amen.

 

Noémie P.

Ichtus (2)