UN CLOU MANQUE

 

Les membres du corps qui paraissent être les plus faibles sont nécessaires.

 (1 Corinthiens 12.22)

 

Lecture proposée : (1 Corinthiens 12.14-27)

14 Ainsi, le corps n'est pas formé d'un seul organe, mais de plusieurs. 15 Si le pied disait: «Puisque je ne suis pas une main, je n'appartiens pas au corps», ne ferait-il pas partie du corps pour autant? 16 Et si l'oreille disait: «Puisque je ne suis pas un œil, je n'appartiens pas au corps», ne ferait-elle pas partie du corps pour autant? 17 Si tout le corps était un œil, où serait l'ouïe? S'il était tout entier l'ouïe, où serait l'odorat? 18 En fait, Dieu a placé chacun des organes dans le corps comme il l'a voulu. 19 S'ils étaient tous un seul organe, où serait le corps? 20 Il y a donc plusieurs organes, mais un seul corps. 21 L'œil ne peut pas dire à la main: «Je n'ai pas besoin de toi», ni la tête dire aux pieds: «Je n'ai pas besoin de vous.» 22 Bien plus, les parties du corps qui paraissent être les plus faibles sont nécessaires, 23 et celles que nous estimons être les moins honorables du corps, nous les entourons d'un plus grand honneur. Ainsi nos organes les moins décents sont traités avec plus d'égards, 24 tandis que ceux qui sont décents n'en ont pas besoin. Dieu a disposé le corps de manière à donner plus d'honneur à ce qui en manquait, 25 afin qu'il n'y ait pas de division dans le corps mais que tous les membres prennent également soin les uns des autres. 26 Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui; si un membre est honoré, tous les membres se réjouissent avec lui.
27 Vous êtes le corps de Christ et vous êtes ses membres, chacun pour sa part.

 

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C’est ce que démontre une maxime : Faute de clou, le fer à cheval tomba ; faute de fer, le cheval fut handicapé ; faute de cheval, le messager n’arriva pas à temps ; faute de messager, la bataille fut perdue ; faute de bataille remportée, la guerre fut perdue. Tout cela à cause d’un clou manquant !

 

J’ai souvent joué aux échecs sans me préoccuper des pions perdus, me concentrant sur les pièces importantes (cheval, fou, tour). Mais en me confrontant à des grands joueurs, j’ai constaté que ceux-ci protégeaient tous leurs pions. Bien plus chaque possibilité de remporter un pion à l’adversaire était mise à profit. Pourquoi ? Parce que ces pions pouvaient faire basculer une partie, notamment lorsqu’il y avait possibilité d’aller, grâce à l’un d’entre eux, récupérer une reine qui faisait la différence à un moment crucial du jeu.

 

Cette « leçon de choses » m’a fait prendre conscience de la valeur de chacun des membres du Corps de Christ. A l’image de cette personne africaine, handicapée, analphabète, qui dans les rassemblements en plein air, parcourait les rangs des assistants en passant sur leurs visages un feuillage afin de les tenir éveillés. Sans cela, la chaleur accablante et l’assoupissement qui s’ensuivait les auraient empêché d’entendre l’enseignement apporté par un prédicateur de l’Evangile.

 

 (Extrait des « Méditations Quotidiennes » - Guy Gentizon)

Ichtus (2)