QUE PEUT-IL M’ARRIVER ?

Je disais dans ma tranquillité :

 je ne serai jamais ébranlé !

 (Psaume 30.7)

Lecture proposée : (Psaume 30)

Psaumes 30 (Segond 21)

Louange après la délivrance

1 Psaume, chant pour la dédicace de la maison.
De David.
2 Je proclame ta grandeur, Eternel, car tu m'as relevé,
tu n'as pas voulu que mes ennemis se réjouissent à mon sujet.
3 Eternel, mon Dieu, j'ai crié à toi,
et tu m'as guéri.
4 Eternel, tu as fait remonter mon âme du séjour des morts,
tu m'as fait revivre loin de ceux qui descendent dans la tombe.
5 Chantez en l'honneur de l'Eternel, vous qui l'aimez,
célébrez par vos louanges sa sainteté,
6 car sa colère dure un instant,
mais sa grâce toute la vie:
le soir arrivent les pleurs,
et le matin l'allégresse.
7 Je disais dans ma tranquillité:
«Je ne serai jamais ébranlé!»
8 Eternel, par ta grâce tu avais affermi ma montagne.
Tu t'es caché, et j'ai été épouvanté.
9 Eternel, j'ai crié à toi,
j'ai imploré l'Eternel:
10 «Que gagnes-tu à verser mon sang,
à me faire descendre dans la tombe?
La poussière te célèbre-t-elle?
Raconte-t-elle ta fidélité?
11 Ecoute, Eternel, aie pitié de moi!
Eternel, secours-moi!»
12 Et tu as changé mes lamentations en allégresse,
tu m'as retiré mes habits de deuil pour me donner un habit de fête.
13 Ainsi mon cœur chante tes louanges et ne reste pas muet.
Eternel, mon Dieu, je te louerai toujours.

 On prête à Benjamin Franklin l’invention du concept de « self-made man » (littéralement : un homme qui s’est fait lui-même). Dans son autobiographie, il décrit en effet comment lui, le fils inconnu d’un fabricant de chandelles, est devenu un homme d’affaires accompli très connu dans la société américaine.

 De la même façon, que peut-il arriver à un humble berger inconnu devenu roi, qui est parvenu à vaincre tous ses ennemis, qui s’installe dans une forteresse, dont la famille s’agrandit, et à qui Dieu donne la victoire ?

 Et bien, il peut lui arriver de croire qu’il est « autosuffisant », en perdant de vue que c’est Dieu qui lui a tout donné ! Et, soyons honnêtes, ceci peut nous arriver aussi. La lecture du jour confirme cette expérience : lorsque nous croyons être « autosuffisants », il suffit au Seigneur de nous lâcher juste un peu la main pour que nous ressentions un manque. C’est ce qui est arrivé au roi David (voir lecture proposée, versets 7 à 12).

 Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Dieu change les larmes en allégresse. L’épreuve se termine. Et c’est là que nos sujets de louange et de remerciements peuvent être et sont renouvelés (verset 13). C’est dans ces circonstances que nous voyons la grandeur de Dieu (verset 2) et sa grâce éternelle (verset 6).

 Vive la dépendance (de Dieu) !

 (Extrait des « Méditations Quotidiennes – Jean Louis Théron)

Ichtus (2)