FERTILE OU INUTILE ?

 

Voici trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier,

et je n’en trouve point. Coupe-le ;

Pourquoi occupe-t-il la terre inutilement ?

(Luc 13.7).

 

Lecture proposée : (Luc 13.1-9)

1 A ce moment-là, quelques personnes qui se trouvaient là racontèrent à Jésus ce qui était arrivé à des Galiléens dont Pilate avait mélangé le sang avec celui de leurs sacrifices.
2 Jésus leur répondit: «Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu'ils ont subi un tel sort? 3 Non, je vous le dis. Mais si vous ne changez pas d'attitude, vous périrez tous de même. 4 Ou bien ces 18 personnes sur qui la tour de Siloé est tombée et qu'elle a tuées, pensez-vous qu'elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem? 5 Non, je vous le dis. Mais si vous ne changez pas d'attitude, vous périrez tous de même.»
6 Il dit aussi cette parabole: «Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint y chercher du fruit et il n'en trouva pas. 7 Alors il dit au vigneron: ‘Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier et je n'en trouve pas. Coupe-le: pourquoi occupe-t-il la terre inutilement?' 8 Le vigneron lui répondit: ‘Seigneur, laisse-le encore cette année! Je creuserai tout autour et j'y mettrai du fumier. 9 Peut-être à l'avenir donnera-t-il du fruit; sinon, tu le couperas.'»

 La parabole du figuier stérile était une image d’Israël, à la fois promesse et avertissement : promesse de patience de la part de Dieu, mais avertissement solennel. Effectivement Israël fut coupé, après la patience du temps des Actes des Apôtres ; ce que manifesta, quarante ans plus tard, la destruction du temple.

 Mais c’est un principe spirituel qui dépasse le cadre d’Israël. Nous sommes sauvés pour porter du fruit. Tout arbre fruitier qui n’en porte pas est inutile. Si, aujourd’hui, Jésus venait en personne me demander mon fruit que lui présenterais-je ? De fait, depuis combien de temps n’use-t-il pas de patience envers moi ? Combien de fois n’a-t-il pas mis de fumier avec un espoir si souvent déçu ? Cela est-il aussi votre cas ? Prenons garde ; sa patience n’est pas sans limites.

 Abandonnons-nous à l’Esprit afin qu’il produise en nous le fruit qui, par excellence, peut le satisfaire et le glorifier : l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi (Galates 5.22) [Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi.].

 

Dieu patiente pareillement envers ceux qui continuent de mépriser sa grâce et le salut qu’il propose. Mais, prenons garde, sa patience envers nous comme envers eux a des limites. On ne se moque pas de Dieu !

 (Extrait des « Méditations Quotidiennes » - Richard Doulière)

Ichtus (2)