Je suis le vrai plant de vigne et mon Père est le vigneron.  

 (Jean 15.1)

 

Lecture proposée : (Jean 15.1-8)

1 »C'est moi qui suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. 2 Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il l'enlève; et tout sarment qui porte du fruit, il le taille afin qu'il porte encore plus de fruit. 3 Déjà vous êtes purs à cause de la parole que je vous ai annoncée. 4 Demeurez en moi et je demeurerai en vous. Le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même, sans rester attaché au cep; il en va de même pour vous si vous ne demeurez pas en moi. 5 Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. 6 Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il sèche; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu et ils brûlent. 7 Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez et cela vous sera accordé. 8 Ce qui manifeste la gloire de mon Père, c'est que vous portiez beaucoup de fruit. Vous serez alors vraiment mes disciples.

 

LA LECON DE LA VIGNE

 

Nous avons là la dernière grande déclaration de Jésus commençant par : Je suis… Au cours de son récit, Jean nous a montré comment Jésus a repris à son compte les grands symboles d’Israël : le temple, les fêtes, Moïse, le sabbat… Il s’est présenté comme la réalité dont ces institutions étaient l’annonce. Ici, l’évangéliste noue la gerbe en nous montrant comment le Seigneur s’est emparé de l’image forte de la vigne de l’Eternel et l’a appliquée à sa propre personne.

 

Car la vigne est utilisée à maintes reprises dans l’Ancien Testament comme image d’Israël et les disciples de Jésus le savaient bien.

 

Mais si les prophètes se sont lamentés et ont dénoncé une vigne dégénérée, Jésus est le vrai plant de vigne, l’authentique vigne du Seigneur et donc l’Israël véritable. Il est l’unique médiateur de la vie de Dieu comme il l’avait annoncé quelques minutes auparavant : « Personne ne va au Père sans passer par moi ». Désormais, ce qui intéresse le vigneron céleste, ce n’est pas notre généalogie, mais notre régénération par la vie du vrai cep. Chaque sarment sera jugé selon sa relation avec la vigne.

 

Quels sarments sommes-nous ? Sarments qui en ont l’apparence, mais non la vie ? Ou sarments qui vivent en relation étroite, en « communion » avec le cep ? Vous les reconnaîtrez à leurs fruits (Matthieu 7.16) [Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des ronces ou des figues sur des chardons?]

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes » - Robert Souza)

Ichtus (2)