0011 - Vous avez dit je t'aime (Photopoème)

Vous avez dit « Je t'aime »!

 

Pourquoi habiller le « je t'aime »  ,

Alors qu'il est si bien tout nu

Dans sa simplicité pure et son âme enfantine,

Dans sa dimension d'être enfin don ?


Le « je t'aime » est soleil pour effacer les ombres,

Le « je t'aime » est eau de source, immortalisation de vie,

Il est encore lumière intérieure nourrissant l'extérieur,

Et le phare de révérence sur la mer de la vie.


Nous avons dit « je t'aime » !


« Je t'aime mon amour »! Et tu n'es pas qu'amour

Vécu.

« Je t'aime mon ami » ! et tu n'es pas qu'ami

Vivant.

« Je t'aime mon enfant »! Et tu n'es pas qu'enfant.

Grandissant.

« Je t'aime mon frère, ma soeur »! Et tu n'es pas que frère ou soeur

De sang, de coeur ou d'âme.

« Je t'aime mon père, ma mère »! Et tu n'es pas que père ou mère

Géniteurs, éducateurs ou références.


Il n'y pas que les mots pour le dire

Mais le regard pour en attiser la braise.

S'aimer sans se le dire revient à respirer

L'amour dans les gestes et les sourires,

Les non-dits et les perçus pourtant.


Le « je t'aime »absolu est compassionnel et « équanime »,

Il a transcendé le sociétal plan commun

se nourrissant de ses relatifs archétypaux

Pour livrer le « je t'aime » à l'univers entier,

à tous les règnes du microcosme au macrocosme.


Il se lit dans l'écoute et la main qui se tend

Dans l'attention consciente de soulager la souffrance,

D'apaiser les désirs où elle trouve sa source,

Où qu'elle se niche et d'où qu'elle vienne,

Pour simplement initier l'éveil de l'être.

 

Le « je t'aime » est vibratoire, il résulte d'un partage

Où l'émotion imprimée au recto et au verso de l'entité humaine

Dépasse le simple plan terrestre

Et transcende l'Être enfin conscient

Fusionnant les égos au ça, au Soi.


Le « je t'aime » au creux du lit est semblable à la chaleur

Du « je t'aime » murmuré au saut du même lit

Encore tout empli de cette nuit rêveuse

Qui a livré l'amour à sa fonction primale,

Livrant pour un instant les êtres à la fusion.


Il n'y a pas de « je t'aime » corporel

Car il n'est pas matière,

Ce ne sont que bouffées

De tendresse et d'esprit « masculin-féminin »,

Le « je t'aime », ainsi, devient union.


Il emplit le coeur et l'esprit de celui qui le dit

Par l'illumination du regard de celui qui le reçoit.

 

Le premier vrai « je t'aime » doit être celui

Que l'on dit à soi-même,

Peut-être les yeux fermés pour le mieux savourer

Ou les yeux grands ouverts et perlant quelque peu,

Brillant sûrement de confiance,

Après avoir compris

Que tant qu'il n'est pas dit ainsi,

En toute sincérité

Il ne peut être dit à autrui

Pour le vivre.


Et le temps est venu pour ce faire

Puisque c'est le passé des rencontres

Qui nous mène où nous sommes,

Nus enfin,

Vierges de tout jugement,

D'enfin nous dire « je t'aime »   juste à l'oreille

De la vie qui naît à ce moment,

De l'être intérieur, cet être et esprit

Qui sort alors l'humain de son tout mentalisme.


Voici ce «je t'aime » qui nous sort de l'illusion d'aimer

Et nous fait cheminer vers l'absolu universel.

A chaque battement de coeur, l'onde d'amour

« Energise » son ondulation en vague irrépressible qui nous submerge,

Nous immergeant dans l'apaisement du Tout.


Allons au devant de l'autre avant qu'il ne vienne à nous

Et si l'inverse se produit ouvrons-nous pour comprendre.

Ne plus reproduire à jamais les errances du passé de l'autre.

Vivre est conscience de créer.

Je t'aime, toi qui lis ces mots.

 

Yann