Alors que l’ego de nos nous s’absout… (Photopoème d'avant, Yann)

Alors que l’ego de nos nous s’absout…

 

J’ai vu des couleurs dans la feuille d’érable,

Du vert, du rouge et puis des grains de sable

Qui virent au « rouge-automne » mature,

A devenir, à devenir si sûr.

 

J’ai peint des douleurs en cimes sapins,

Aiguilles en forme de poignée de mains.

L’hiver pointe son doigt sous un vers froid…

L’homme serre les poings… cimes sous bois !

 

Des chênes kermès meurent à l’envie,

Feuilles desséchées… rythme de la nuit…

Rythme de l’envie de ses glands enfouis,

Battement de vie où la nature git.

 

Terre sanglier, bauge de nature,

Creuset de l’hiver, soupir du futur…

Terre de gibier fleure bon la vie.

Le soleil broie les affres de leurs nuits.

 

Les montagnes hissent, pics invaincus,

Neiges de tendresses, fleurs de nos vues

Le bois flambé dru en l’âtre bien nu :

C’est en flot d’amour que nos cendres muent.

 

Amour sain de la nature des mots vrais,

Incendie de toi, incendie de nous…

Amour si vrai que le temps méconnait

Alors que l’ego de nos nous s’absout…

 

J’ai vu des couleurs dans la feuille d’érable,

Du vert, du rouge et puis des grains de sable

Qui virent au « rouge-automne » mature,

A devenir, à devenir si sûr.

 

Alors que l’ego de nos nous s’absout…

Amour sain de la nature des mots vrais

 

Yann