Nabal répondit aux serviteurs de David :

Qui est ce David, qui est ce fils d’Isaïe ?

Il y a aujourd’hui beaucoup de serviteurs

qui s’évadent de chez leur maître…

 (1 Samuel 25.10)

 

Lecture Proposée : (1 Samuel 25.4-12)

4 Alors qu'il était au désert, David apprit que Nabal tondait ses brebis. 5 Il envoya dix jeunes gens vers lui en leur ordonnant : « Montez à Carmel et allez trouver Nabal. Vous le saluerez en mon nom 6 et lui direz : ‘Longue vie à toi ! Que la paix soit avec toi, avec ta famille et avec tout ce qui t'appartient ! 7 Maintenant, j'ai appris que tu as chez toi les tondeurs. Or, lorsque tes bergers étaient avec nous, nous ne leur avons fait aucun mal et rien ne leur a été volé durant tout le temps où ils étaient avec nous à Carmel. 8 Demande-le à tes serviteurs et ils te le confirmeront. Que ces jeunes gens trouvent donc grâce à tes yeux, puisque nous venons dans un jour de joie. Donne donc à tes serviteurs et à ton fils David ce que tu as sous la main.' »
9 Lorsque les hommes de David furent arrivés, ils répétèrent toutes ces paroles à Nabal, au nom de David, puis ils se turent. 10 Nabal répondit aux serviteurs de David : « Qui est David et qui est le fils d'Isaïe ? Il y a aujourd'hui beaucoup de serviteurs qui s'échappent de chez leur maître. 11 Et je devrais prendre mon pain, mon eau, mon bétail que j'ai tué pour mes tondeurs, pour les donner à des gens qui sortent je ne sais d'où ? »
12 Les hommes de David rebroussèrent chemin, ils repartirent et répétèrent, à leur arrivée, toutes ces paroles à David.

 

NABAL OU DAVID

 

L’avez-vous déjà remarqué ? Une des caractéristiques des gens bornés et cupides est la méfiance, le soupçon. Ils ressemblent à Nabal. Exactement à l’inverse de David, que l’on découvre spontané et généreux.

 

Ce que je vais vous livrer ne signifie évidemment pas que je posséderais les qualités de David. Mais j’ai constaté, dernièrement, que je suis le seul à laisser couramment ouverte la barrière de notre propriété. Tout au long du trottoir, on ne voit, au contraire, que murs et hautes portes. L’hospitalité était coutumière chez mon épouse et combien ce souvenir me réconforte !

 

Le soupçon peut nous faire courir le risque d’un péché plus grave que la distance mise à l’égard d’autrui : celui d’une trop rare compassion. Pour se défendre de celle-ci, on utilise les arguments connus : « Ce sont des paresseux, c’est pour cela qu’ils sont dans la misère », « On ne peut porter tous les malheurs du monde entier » , etc.

 

Au-delà de tous les préjugés, par-delà toutes les excuses, il nous faut choisir : Nabal ou David.

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes – Yvan Doulière)

Ichtus (2)