Quelle que soit leur force,

c’est en toi que j’espère,

car Dieu est ma haute retraite

(Psaume 59.10)

 

Lecture proposée : (Romains 8.18-28)

Romains 8:18-28 (Segond 21)

18 J'estime que les souffrances du moment présent ne sont pas dignes d'être comparées à la gloire qui va être révélée pour nous. 19 De fait, la création attend avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu. 20 En effet, la création a été soumise à l'inconsistance, non de son propre gré, mais à cause de celui qui l'y a soumise. 21 Toutefois, elle a l'espérance d'être elle aussi libérée de l'esclavage de la corruption pour prendre part à la glorieuse liberté des enfants de Dieu. 22 Or nous savons que, jusqu'à maintenant, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l'accouchement. 23 Et ce n'est pas elle seule qui soupire, mais nous aussi, qui avons pourtant dans l'Esprit un avant-goût de cet avenir, nous soupirons en nous-mêmes en attendant l'adoption, la libération de notre corps. 24 En effet, c'est en espérance que nous avons été sauvés. Or l'espérance qu'on voit n'est plus de l'espérance : ce que l'on voit, peut-on l'espérer encore ? 25 Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l'attendons avec persévérance.
26 De même l'Esprit aussi nous vient en aide dans notre faiblesse. En effet, nous ne savons pas ce qu'il convient de demander dans nos prières, mais l'Esprit lui-même intercède [pour nous] par des soupirs que les mots ne peuvent exprimer. 27 Et Dieu qui examine les cœurs sait quelle est la pensée de l'Esprit, parce que c'est en accord avec lui qu'il intercède en faveur des saints.
28 Du reste, nous savons que tout contribue au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés conformément à son plan.


Notes de la Bible Segond 21

Romains 8

  • 8.20 Celui… soumise : c'est-à-dire Dieu, en sanction de la faute d'Adam, ou Adam lui-même.
  • 8.27 Saints : manière de désigner les chrétiens en tant que personnes consacrées à Dieu et appelées à avoir le comportement qui découle de leur appartenance à ce Dieu.

 

 

MA HAUTE RETRAITE

 

Quand on côtoie la maladie, quand on subit la solitude, quand on souffre la détresse, la vie exige des qualités humaines ultimes que nous ne pouvons puiser en nous-mêmes, mais que nous trouvons en Dieu même et que son Esprit communique. Par ses soupirs inexprimables (Romains 8.26), une grandeur paisible submerge celui qui s’agenouille dans le creux des promesses de Dieu. L’Esprit verse un baume dans les plaies de son cœur. La souffrance l’ouvre à l’essentiel : regarder à Dieu, espérer en lui.

 

Cela me rappelle mon enfance quand j’observais les martinets qui signaient leurs libertés dans le bleu… Leurs vols me renvoyaient une vitalité de vie. De même, la majesté de Dieu nous élève au-dessus de notre condition. Dieu contient tout. Le regarder rend tout le reste insignifiant.

 

Comme le chantait David, Dieu est mon bouclier, ma chambre haute. Je ne manquerai de rien. Aujourd’hui la journée que Dieu me donne n’est pas une fraction de sa grâce, mais une grâce tout entière ! Dieu est ma richesse intérieure ! C’est en lui que j’espère. Dans les difficultés, les convictions les plus profondes apparaissent. Quelle que soit l’épreuve, on est vainqueur tant qu’on est dans les bras de Dieu !

 

Saisissons cette réalité : Christ est ma haute retraite. Ma main est dans la sienne. Son Esprit intercède en  ma faveur.

 

 

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes » - Dominique Moreau)

Ichtus (2)