Ne jugez pas afin de ne pas être jugés

(Matthieu 7.1)

 

Lectures proposées :

 (Matthieu 7.1-6)

1 » Ne jugez pas afin de ne pas être jugés, 2 car on vous jugera de la même manière que vous aurez jugé et on utilisera pour vous la mesure dont vous vous serez servis. 3 Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère et ne remarques-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? 4 Ou comment peux-tu dire à ton frère : ‘Laisse-moi enlever la paille de ton œil', alors que toi, tu as une poutre dans le tien? 5 Hypocrite, enlève d'abord la poutre de ton œil, et alors tu verras clair pour retirer la paille de l'œil de ton frère.
6 » Ne donnez pas les choses saintes aux chiens et ne jetez pas vos perles devant les porcs, de peur qu'ils ne les piétinent et qu'ils ne se retournent pour vous déchirer.

 

 

(Romains 2.1-3)

1 Qui que tu sois, homme, toi qui juges, tu es donc inexcusable. En effet, en jugeant les autres tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges tu agis comme eux. 2 Nous savons que le jugement de Dieu contre ceux qui agissent ainsi est conforme à la vérité. 3 Et penses-tu, toi qui juges les auteurs de tels actes et qui les fais aussi, que tu échapperas au jugement de Dieu ?

 

 

LES RAGOTS

 

Mon épouse et moi avons séjourné dans un milieu chrétien où prévalent la bonté et la grâce de Dieu. En trois semaines, nous n’avons pas entendu une seule critique, médisance ou calomnie. Est-ce une des raisons pour lesquelles, tous les jours, des drogués, alcooliques, meurtriers… se rendent là pour confesser leurs péchés et être affranchis ? Sommes-nous indemnes des péchés de la langue ? Le diable est l’accusateur des frères. En critiquant, voire en écoutant des ragots, nous devenons ses complices.

 

Beaumarchais décrit ainsi la calomnie : « Elle s’élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne… ».

 

Un chrétien pécha gravement et toute sa très chrétienne famille le rejeta et le méprisa. Moi-même, je m’éloignai de lui jusqu’au jour où Dieu me reprit. Comme le pharisien dans le temple, je m’élevais au-dessus de cet homme, le jugeant et le condamnant. Je me repentis, j’aimai le frère, qui s’humilia devant Dieu, et marcha dès lors avec le Seigneur.

 

Si le Seigneur pardonne et restaure, ne devons-nous pas aussi pardonner ? Et que dire des critiques formulées contre les serviteurs de Dieu ? Craignons d’être repris par Dieu comme le fut Myriam, la sœur de Moïse !

 

N’accepte pas d’accusation contre une responsable d’église si elle n’est pas appuyée par deux ou trois témoins (1 Timothée 5.19).

 

 

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes » - Théophile Hammann)

Ichtus (2)