UN GRAND CHAGRIN CHANGE EN JOIE - Dieu Consolateur

 

 

Je suis dans la joie car j’ai trouvé un Sauveur, un consolateur en Jésus-Christ, le Fils de Dieu !

 

Elevée dans une famille croyante, j’ai fait ma première communion, tout en gardant néanmoins au fil des années, l’image d’un Dieu sévère, et non plein d’amour comme je le découvris plus tard. La vision de Jésus souffrant sur une croix m’attristait, et j’en voulais presque à Dieu d’avoir laissé faire cela.

 

Après quelques années passées dans le monde du spectacle, où mon goût pour l’écriture humoristique m’avait ouvert certaines portes, j’optai pour un autre rôle qui me semblait moins aléatoire et moins semé d’embûches : celui d’épouse et de mère au foyer.

 

Pendant quatorze ans de ma vie, mon seul désir a été d’avoir une vie stable et réussie. Amoureuse de mon mari, heureuse d’avoir deux petits garçons, tout me semblait aller pour le mieux.

 

L’inévitable divorce

 

Confiante et naïve, je fermais les yeux aux rentrées tardives de mon mari, à ses absences inopinées pour raison professionnelle, jusqu’au jour où je découvris une liaison sérieuse qui vint jeter le trouble dans notre couple. Complètement envoutée, cet homme, en qui j’avais mis ma confiance, détruisit en une seule soirée toute ma raison de vivre, m’assénant avec violence des mots qui me parurent pires que des coups, et qui laissèrent en moi d’énormes blessures : le divorce était inévitable.

 

La femme du pasteur

 

Deux ans avant ce drame, nous avions emménagé dans une nouvelle maison. J’étais encore au milieu des cartons et des meubles lorsqu’une dame s’était présentée à ma porte avec une magnifique tarte aux pommes

 

-          Vos enfants auront au moins un bon dessert ce soir ! me dit-elle.

 

Lorsque je fus installée, je l’invitai  à prendre une tasse de thé, heureuse d’avoir déjà une connaissance dans le quartier. La conversation s’engagea sur la situation de nos maris. J’appris alors que le sien était pasteur. Naturellement, il fut question de la foi et de l’importance de lire la Bible. A ce moment-là, je me souvins que j’en possédais une, offerte par une tante, mais que je ne l’avais jamais lue.

 

La femme du pasteur me proposa de l’étudier ensemble, ce que j’acceptai volontiers. Par curiosité et reconnaissance, j’assistais au culte de temps en temps dans l’église où son mari était pasteur. L’annonce de l’Evangile me paraissait claire, et je ressentais une présence évidente de Dieu.

 

Chercher le réconfort en lisant la Bible

 

Je me fortifiais de jour en jour en lisant la Bible et j’y puisais du courage pour supporter ma situation, alors que mon mari restait étranger à tout ce que je vivais. Mais, le jour de son départ, je criai à Dieu dans ma détresse, cherchant une parole de réconfort dans ma Bible. Ce verset de l’épître de Jacques (ch 1 v 2.3) tomba sous mes yeux : « Regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience ».

 

Sur le moment, je fus anéantie. Déçue par cette réponse, je fis tout haut cette réflexion, comptant bien que Dieu l’entende et qu’il se rende compte que sa réponse n’était pas celle que j’attendais : « Eh ben, si c’est tout ce que tu as à me dire ? C’est sûrement pas ce que j’attendais de toi ! ».

 

J’étais une femme abandonnée, rejetée, qui avait plutôt besoin d’être aimée, d’être consolée, comprise par Dieu, et je ne pouvais pas faire de l’épreuve que je traversais un sujet de joie.

 

Enfin la joie du Sauveur

 

Peu à peu pourtant mon esprit s’apaisa au souvenir de ce verset qui me revenait en mémoire : « Sois sans crainte, car tu ne seras pas honteuse, ne sois pas confuse, car tu ne seras pas déshonorée, parce que, avec une grande compassion, je t’accueillerai « (Esaïe 54.4 et 7).

 

En cet instant, mon cœur fut inondé de la paix et du réconfort attendus !

Au fil des années, en plaçant ma confiance dans le Seigneur qui m’avait sauvée du désespoir, guérie de mes blessures, j’ai pu voir comment Dieu avait fait d’un grand chagrin, dans ma vie une bénédiction.

 

Je n’ai plus eu le désir d’écrire pour me moquer des autres, mais au contraire d’apporter, au travers de poèmes relatant mon expérience, un réconfort et une espérance, et je peux dire que, maintenant, je suis dans la joie car j’ai trouvé un Sauveur, un consolateur en Jésus-Christ, le Fils de Dieu.

 

(Flyer de Média Espérance – Colette Nicolas)

Ichtus (2)