LE COMMENCEMENT DE LA SAGESSE

 

Le commencement de la sagesse, c'est la crainte de l'Eternel.

La connaissance du Dieu saint, voilà en quoi consiste l'intelligence.

 (Proverbes 9.10)

 

Lecture proposée : (Proverbes 9.10-12)

« 10 Le commencement de la sagesse, c'est la crainte de l'Eternel.
La connaissance du Dieu saint, voilà en quoi consiste l'intelligence.
11 Oui, c'est grâce à moi que tes jours se multiplieront
et que les années de ta vie augmenteront.
12 Si tu es sage, tu l'es pour toi ;
si tu es moqueur, tu en supporteras les conséquences tout seul. »

 

 

 

DE LA PAROLE…

 

Nous sommes souvent mal à l’aise avec le concept de la crainte de Dieu. Nous argumentons que l’amour de Dieu est si grand qu’il n’y a pas à le craindre. Comme l’a dit l’apôtre Jean : « L’amour véritable chasse toute crainte » (1 Jean 4.18) [Il n'y a pas de peur dans l'amour ; au contraire, l'amour parfait chasse la peur, car la peur implique une punition. Celui qui éprouve de la peur n'est pas parfait dans l'amour.]. Aussi, nous redéfinissons la crainte comme étant le « respect » que l’on doit à Dieu. Pourtant les Ecritures utilisent l’expression « crainte de Dieu » suffisamment souvent pour indiquer qu’il y a là plus que du respect. C’est bien de la crainte qui a envahi les disciples quand ils ont entendu la voix de Dieu lors de la transfiguration (Matthieu 17.6) [Lorsqu'ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent le visage contre terre et furent saisis d'une grande frayeur.] ; c’est ce même sentiment qui a confondu Esaïe quand il s’est écrié en présence de Dieu : « Malheur à moi ! je suis perdu » (Esaïe 6.5) [Alors j'ai dit : « Malheur à moi! Je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j'habite au milieu d'un peuple aux lèvres impures et mes yeux ont vu le roi, l'Eternel, le maître de l'univers !»]

 

Pourquoi un Dieu d’amour nous dit-il que la sagesse commence quand nous apprenons à le craindre ? Parce que lorsque nous nous approchons du Dieu saint avec une familiarité désinvolte, nous sommes déconnectés de la réalité. Nous ne le prenons pas suffisamment au sérieux, et nous ne prenons pas notre péché suffisamment au sérieux. C’est la crainte – non de la punition mais de l’incommensurable grandeur de Dieu – qui nous permet de voir Dieu correctement.

 

Quand nous voyons le prix qu’il a payé pour combler l’immense gouffre qui nous sépare de lui, alors nous expérimentons la crainte… la crainte de ce qui se serait passé si nous n’avions jamais connu l’Evangile, la crainte de notre propre indignité, la crainte de l’engagement qu’il demande à présent de nous. C’est quand cette crainte nous étreint, que nous commençons à comprendre l’immensité de l’Evangile et de notre Dieu, et cela transforme notre vie. Voilà la véritable sagesse.

 

… AUX ACTES

 

Il est vital de connaître l’amour de Dieu et de s’y abandonner. Mais une vraie compréhension de son amour commence par la conscience de sa grandeur, de sa sainteté et de sa puissance, en contraste avec notre nature pécheresse. Rien de tel pour provoquer la crainte ! Mais c’est par là que nous devons commencer. Cette prise de conscience orientera notre identité, nos relations, notre travail, nos prières, et en définitive tout ce que nous pensons et faisons. Elle nous rendra « sages ».

Ichtus (2)