La lenteur à la colère vaut mieux que l'héroïsme ;

mieux vaut être maître de soi que s'emparer de villes

(Proverbes 16.32)

 

Lecture proposée : (2 Pierre 1.3-8)

3 Sa divine puissance nous a donné tout ce qui est nécessaire à la vie et à la piété en nous faisant connaître celui qui nous a appelés par sa [propre] gloire et par sa force. 4 Celles-ci nous assurent les plus grandes et les plus précieuses promesses. Ainsi, grâce à elles, vous pouvez fuir la corruption qui existe dans le monde par la convoitise et devenir participants de la nature divine.
5 Pour cette raison même, faites tous vos efforts afin d'ajouter à votre foi la qualité morale, à la qualité morale la connaissance, 6 à la connaissance la maîtrise de soi, à la maîtrise de soi la persévérance, à la persévérance la piété, 7 à la piété l'amitié fraternelle, à l'amitié fraternelle l'amour. 8 En effet, si ces qualités sont en vous et se développent, elles ne vous laissent pas inactifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ.

 

 

 

QUI EST TON MAITRE ?

 

La question est directe, mais elle mérite d'être posée : Qui est ton maître ?

Certains disent n'avoir «ni Dieu ni maître », mais par quoi ou par qui sont-ils guidés ?

Un peu d’honnêteté nous conduit vite à reconnaître que c'est notre nature propre qui nous guide bien trop souvent. Nous en connaissons les conséquences. Pourtant, le chrétien sait aussi que le fruit de l'Esprit est, entre autres, la maîtrise de soi (Galates 5.19-22)[19 Les œuvres de la nature humaine sont évidentes: ce sont [l'adultère,] l'immoralité sexuelle, l'impureté, la débauche, 20 l'idolâtrie, la magie, les haines, les querelles, les jalousies, les colères, les rivalités, les divisions, les sectes, 21 l'envie, [les meurtres,] l'ivrognerie, les excès de table et les choses semblables. Je vous préviens, comme je l'ai déjà fait: ceux qui ont un tel comportement n'hériteront pas du royaume de Dieu.
22 Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi. ]

 

Cette vertu est recherchée dans toutes les civilisations. J'en veux pour preuve ce qu'affirmait le Dhammapada (Un des plus anciens textes bouddhiques qui soient conservés de nos jours (Wikipédia) : « De celui qui, dans la bataille, a vaincu mille milliers d'hommes et de celui qui s'est vaincu lui-même, c'est ce dernier qui est le plus grand vainqueur ». C'était en Inde, au IIèou 1er siècle avant Jésus-Christ, mais le constat reste vrai.

 

Comment être maître de soi ? Est-ce par une ascèse, un effort de volonté ? L'apôtre Pierre nous propose un chemin... fait d'efforts, mais se basant sur la foi. Dans la séquence des qualités qu'il nous propose d'ajouter à notre foi, il y a la maîtrise de soi.

 

Appliquons-nous donc à affermir notre appel (2 Pierre 1.10)[C'est pourquoi, frères et sœurs, appliquez-vous d'autant plus à affermir l'appel et le choix dont vous avez été l'objet, car si vous faites cela, vous ne trébucherez jamais. ] en recherchant toutes ces qualités, dont la maîtrise de soi. Et n'oublions pas que ce n'est pas nous qui avons à la produire, mais que c'est l'Esprit qui va le faire en nous.

 

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes – Jean-Louis Théron)

Ichtus (2)