Il se leva et partit à Sarepta.

En arrivant à l'entrée de la ville,

il y vit une femme veuve en train de ramasser du bois.

Il l'appela et dit:

«Je t'en prie, va me chercher un peu d'eau

dans une cruche, afin que je boive.»

(1 Rois 17.10)

 

Lecture proposée : (1Rois 17.2-16)

Puis la parole de l'Eternel fut adressée à Elie: 3 «Pars d'ici en direction de l'est et cache-toi près du torrent de Kerith, qui se trouve en face du Jourdain. 4 Tu boiras de l'eau du torrent et c'est aux corbeaux que j'ai ordonné de te nourrir là.» 5 Elie partit et se conforma à la parole de l'Eternel: il alla s'installer près du torrent de Kerith, qui se trouve en face du Jourdain. 6 Les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande matin et soir, et il buvait de l'eau du torrent. 7 Mais au bout d'un certain temps, le torrent fut à sec, car il n'était pas tombé de pluie dans le pays.
8 Alors la parole de l'Eternel lui fut adressée: 9 «Lève-toi, va à Sarepta, qui appartient au territoire de Sidon, et installe-toi là. J'y ai ordonné à une femme veuve de te nourrir.» 10 Il se leva et partit à Sarepta. En arrivant à l'entrée de la ville, il y vit une femme veuve en train de ramasser du bois. Il l'appela et dit: «Je t'en prie, va me chercher un peu d'eau dans une cruche, afin que je boive.» 11 Et elle alla en chercher. Il l'appela de nouveau et dit: «Je t'en prie, apporte-moi un morceau de pain dans ta main.» 12 Et elle répondit: «L'Eternel, ton Dieu, est vivant! Je n'ai rien de cuit, je n'ai qu'une poignée de farine dans un pot et un peu d'huile dans une cruche. Je suis en train de ramasser deux morceaux de bois, puis je rentrerai et je préparerai cela pour mon fils et pour moi. Nous le mangerons, après quoi nous mourrons.» 13 Elie lui dit: «N'aie pas peur, rentre et fais comme tu l'as dit. Seulement, prépare-moi d'abord avec cela un petit gâteau et apporte-le-moi. Ensuite, tu en feras pour ton fils et pour toi. 14 En effet, voici ce que dit l'Eternel, le Dieu d'Israël: ‘La farine qui est dans le pot ne manquera pas et l'huile qui est dans la cruche ne diminuera pas, jusqu'au jour où l'Eternel fera tomber de la pluie sur le pays.'» 15 Elle partit et se conforma à la parole d'Elie. Et pendant longtemps elle eut de quoi manger, ainsi que sa famille et Elie. 16 La farine qui était dans le pot ne manqua pas et l'huile qui était dans la cruche ne diminua pas, conformément à la parole que l'Eternel avait prononcée par l'intermédiaire d'Elie.

 

 

 

LE PROPHETE ET LA VEUVE

 

Une lecture trop rapide aurait de quoi nous étonner. Les rôles ne sont-ils pas inversés ? Même en tenant compte du fait que, dans ces lieux et en ces temps, en Israël, on se faisait un devoir sacré d'accueillir un messager de l'Eternel, n'était-ce pas à lui de nourrir, pour le moins consoler, les veuves ? Elie, devant un tel illogisme, aurait pu refuser sa mission à Sarepta. Mais il obéit, sachant que ce n'est pas la faim, maisla fin qui justifiera les moyens. Car la fin, ce sera la délivrance au milieu du dénuement.

 

En lisant plus attentivement, on s'aperçoit d'ailleurs que ce n'est pas le prophète qui changea l'ordre des choses, mais Dieu lui-même. Franchement, il y allait fort, car non seulement la femme était veuve, mais elle avait un fils à secourir et elle était d'une pauvreté totale. Les ordres d'en haut peuvent se révéler mystérieux, déroutants. Comme les pièces dispersées d'un puzzle encore à construire. Pourtant il faut accepter cela et l'assumer.

 

Même si nos ressources sont limitées, la charité envers nos frères démunis est une consigne quotidienne.

 

Même s'il nous reste tout juste de quoi préparer un « petit gâteau » ? Dieu sait ce qu'il fait, quand il le demande.

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes – Ivan Doulière)

Ichtus (2)