N o ë l

Y a-t-il de la place chez toi ?

 

La table est prête… Le papa vérifie qu’il n’a rien oublié : grand verre pour l’eau, petit verre pour le vin, un Gigondas qu’on a acheté lors de la dernière traversée du Vaucluse. A la cuisine, la maman plonge sa fourchette dans le chapon pour voir s’il est à point. Et les enfants collent leur nez à la fenêtre en espérant que Noël sera blanc, pendant que les autres emballent les cadeaux. Là, dans un coin de la pièce, l’arbre de Noël scintille, les lumières des guirlandes s’éteignent et s’allument alternativement comme si elles jouaient à cache-cache.

 

Puis Babette vient contrôler les places, celle de maman, celle des oncles, des tantes et des cousins. Elle compte recompte, n’arrivant pas à se convaincre que le chiffre soit juste. Finalement, elle s’exclame de toutes ses forces : - Mais… il y a une place de trop ! C’est pour qui ?

 

C’est pour qui ? Elle pourrait être destinée à l’un des 400 000 sans logis (chiffre officiel) de notre pays, qui n’auront pas d’accueil ni de table bien garnie pour Noël. « Mais c’est pour qui cette place ? » Et la réponse arrive aussitôt : - C’est pour le visiteur inconnu, pour celui qui n’est attendu par personne.

 

  • Ah, je sais intervient Loulou, c’est pour le clochard qui mendie en face de mon école ?

 

Alors chacun est d’accord que ce serait chouette de l’inviter pour une fois. Et toute la famille se réjouit de cette invitation. Puis, au milieu des cris insouciants, le père ajouta :

 

  • N’y a-t-il pas encore quelqu’un d’autre qui voudrait venir chez nous mais dont beaucoup de gens ne veulent pas ?

 

  • C’est qui ? C’est qui ? interrogent les enfants.

 

Cherche logement

 

Et le père commence à raconter qu’il y a fort longtemps, avait lieu un grand recensement, le premier du genre, où chacun devait se faire recenser dans sa localité d’origine. C’est pour cela qu’un couple était arrivé dans la ville de Bethléhem alors que la femme était sur le point d’accoucher. Hélas, il n’y avait plus de place à l’auberge du pays et ils ne trouvèrent pour seul refuge qu’une étable où l’enfant naquit et dut être couché dans une mangeoire.

 

Comment ? Pas de place pour celui qui est né pour régner ? Car il s’agit du Roi d la terre et du ciel, et il s’appelle Jésus-Christ. On a même écrit à son sujet : « Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas accueilli. Certains pourtant l’ont accueilli ; ils ont cru en lui. A tous ceux-là il a accordé le privilège de rentrer dans la famille même de Dieu. Le monde a été créé par lui et pourtant le monde ne l’a pas reconnu (Jean 1 :11-13)[11 Elle est venue chez les siens, et les siens ne l'ont pas accueillie. 12 Mais à tous ceux qui l'ont acceptée, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le droit de devenir enfants de Dieu, 13 puisqu'ils sont nés non du fait de la nature, ni par une volonté humaine, ni par la volonté d'un mari, mais qu'ils sont nés de Dieu. ]. Est-il possible de concevoir pareille chose ?

 

Un échange de cadeaux

 

Comment le recevrez-vous ce Noël prochain ? Comme un « petit Jésus » sculpté en bois, couché, immobile, placé dans un coin de la pièce, au pied du sapin ? Ou comme une personne, comme quelqu’un de vivant, car il est vivant !

 

Lisez l’Evangile et expérimentez un échange de cadeaux avec Dieu le Père. Des cadeaux qui dureront pour toujours. Voulez-vous que je vous dise lesquels ?

 

Jésus, le don de Dieu

 

De la part de Dieu, c’est un véritable cadeau qu’il nous offre car il est entièrement gratuit. Il coûte tellement cher que personne au monde ne pourra jamais l’acquérir à prix d’argent : c’est le cadeau de la vie éternelle ! Il l’offre à tous ceux qui ont compris la valeur de l‘œuvre de Jésus-Christ en leur faveur, à ceux qui le remercient d’avoir donné sa vie pour payer la rançon de leurs erreurs, de leurs fautes et pour briser tout ce qui les séparait de Dieu.

 

Oui, Jésus Christ est mort à leur place, à notre place pour nous libérer de nos péchés, et par cette délivrance il nous offre le salut. « Dieu a tant aimé l’humanité qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui mettent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle » (Jean 3.16). Mais il faut croire que personne d’autre n’aurait pu faire cela.

 

Que puis-je offrir en retour ?

 

De la part des hommes, Dieu attend un cadeau qui a deux bras, deux jambes et un cerveau. Vous l’avez deviné ? C’est le don de notre propre personne. Quel autre cadeau puis-je offrir à Celui qui possède déjà tout, si ce n’est le don de moi-même ?

 

Oui, ne voulez-vous pas faire de la place pour lui, chez vous à Noël cette année ? Après tout, cette fête n’est-elle pas en son honneur ? En retour d’une réelle invitation de votre part, vous recevrez une joie nouvelle et véritable que sa présence apporte toujours lorsqu’il vient faire sa demeure chez les siens.

 

 

(Flyer de « Mission des traités de Dijon – Briand Frédéric TATFORD)

Ichtus (2)