POURQUOI PAS MAINTENANT ?

 

Lecture proposée : (Jean 13.33-38)

33 Mes petits enfants, je suis encore avec vous pour un peu de temps. Vous me chercherez, et ce que j'ai dit aux Juifs: ‘Vous ne pouvez pas venir où je vais', je vous le dis à vous aussi maintenant.
34 »Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. 35 C'est à cela que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples: si vous avez de l'amour les uns pour les autres.»
36 Simon Pierre lui dit: «Seigneur, où vas-tu?»
Jésus répondit: «Tu ne peux pas me suivre maintenant là où je vais, mais tu m'y suivras plus tard.»
37 «Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant? Je donnerai ma vie pour toi.»

38 Jésus répondit: «Tu donneras ta vie pour moi? En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas avant que tu ne m'aies renié trois fois.

 

 

J’ai un ami intime qui a servi comme missionnaire au Surinam pendant plusieurs années, mais durant ses dernières années, il a été frappé d’une maladie qui l’a laissé paralysé. Parfois, il s’est demandé pourquoi Dieu tardait à venir le chercher, ce après quoi il soupirait.

 

Il se peut que la vie soit très difficile pour vous ou l’un de vos êtres chers et que vous vous demandiez pourquoi Dieu permet que vous ou un de vos êtres chers attendiez que votre martyre finisse enfin. Lorsque Jésus a dit qu’il allait au ciel, Pierre lui a demandé : « Seigneur (…) pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? » (Jean 13.37). Il se pourrait que vous, comme Pierre, vous demandiez pourquoi votre entrée au ciel est différée : « Pourquoi pas maintenant ? ».

 

Dieu accomplit un dessein vaste et empreint d’amour en nous laissant derrière. Une œuvre doit s’accomplir en nous qui ne peut s’accomplir qu’ici-bas. Nos afflictions, passagères, produisent en nous « au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire » (2 Corinthiens 4.17){En effet, nos légères difficultés du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire. ]. Il se peut que notre présence serve, en plus d’aimer et de prier, à procurer aux autres l’occasion d’apprendre à aimer et à user de compassion.

 

Ainsi donc, bien que vous puissiez aspirer à la délivrance pour vous-même ou un de vos êtres chers, il se peut que de continuer de vivre dans la chair s’avère fructueux (Philippiens 1.21)[En effet, Christ est ma vie et mourir représente un gain. ]. Et bien que le ciel tarde, Dieu a ses raisons. Cette réalité réconfortante ne fait aucun doute !

 

Notre plus grande consolation est de savoir que Dieu est aux commandes.

 

(Extrait de Notre Pain Quotidien - D.H.R)

 

Ichtus (2)