Le dernier ennemi qui sera anéanti, c’est la mort

(1 Corinthiens 15.26)

 

Lecture proposée : (1Corinthiens 15.35-45)

35 Mais quelqu'un dira: Comment les morts ressuscitent-ils, et avec quel corps reviennent-ils ? 36 Insensé ! ce que tu sèmes ne reprend point vie, s'il ne meurt. 37 Et ce que tu sèmes, ce n'est pas le corps qui naîtra ; c'est un simple grain, de blé peut-être, ou de quelque autre semence ; 38 puis Dieu lui donne un corps comme il lui plaît, et à chaque semence il donne un corps qui lui est propre. 39 Toute chair n'est pas la même chair ; mais autre est la chair des hommes, autre celle des quadrupèdes, autre celle des oiseaux, autre celle des poissons. 40 Il y a aussi des corps célestes et des corps terrestres ; mais autre est l'éclat des corps célestes, autre celui des corps terrestres. 41 Autre est l'éclat du soleil, autre l'éclat de la lune, et autre l'éclat des étoiles ; même une étoile diffère en éclat d'une autre étoile. 42 Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Le corps est semé corruptible ; il ressuscite incorruptible ; 43 il est semé méprisable, il ressuscite glorieux ; il est semé infirme, il ressuscite plein de force ; 44 il est semé corps animal, il ressuscite corps spirituel. S'il y a un corps animal, il y a aussi un corps spirituel. 45 C'est pourquoi il est écrit: Le premier homme, Adam, devint une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant.

 

 

 

ON PEUT PARLER DE TOUT, SAUF…

 

Mon mari et moi vivons chaque année de nombreux mois dans un petit village des Pyrénées-Orientales. Une grande partie de la population appartient à ce qu’on appelle le troisième âge. D’ailleurs, « quatrième âge » décrirait plus justement la réalité.

 

Il n’est donc pas rare d’entendre sonner le glas. Ces jours-là, sur les bancs publics, les conversations se font plus feutrées, on parle du disparu, de sa vie, de son âge, de la maladie. En filigrane, on sent transparaître la pensée que le prochain pourrait être l’un ou l’autre assis sur ce banc.

 

Mais cela ne se fait pas de parler de la mort de ceux qui sont encore vivants.

 

J’ai donc osé un jour parler de ma mort, de mon sentiment de crainte par rapport à l’inconnu, mais aussi de ma certitude que la mort n’est pas le mot de la fin, que je serai auprès de Dieu. Cette conversation a suscité chez l’un ou l’autre une expression de soulagement.

 

A l’origine, Dieu avait créé une humanité destinée à la vie éternelle. La mort est la sanction du péché, mais elle n’était pas inscrite dans ce souffle de Dieu qui a donné la vie au premier couple humain. Jésus a été angoissé à l’approche de la mort. Il a accepté de la vivre pour que nous puissions en être libérés. Regarder la mort de Jésus nous fait voir un tombeau vide. Et, par notre foi en lui, nous assure la vie éternelle.

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes » - Elfriede Eugène)

Ichtus (2)