Moi, l’Eternel, je suis au milieu de ce pays.

J’établirai une distinction

entre mon peuple et ton peuple

(Exode 8.18-19)

 

Lecture proposée : (Exode 8.16-20)

16 L'Eternel dit à Moïse: «Lève-toi de bon matin et présente-toi devant le pharaon; il sortira pour aller près de l'eau. Tu lui annonceras: ‘Voici ce que dit l'Eternel: Laisse partir mon peuple afin qu'il me serve. 17 Si tu ne laisses pas partir mon peuple, j'enverrai les mouches venimeuses contre toi, contre tes serviteurs, ton peuple et tes maisons. Les maisons des Egyptiens seront remplies de mouches et le sol en sera couvert. 18 Cependant, ce jour-là, je traiterai de manière différente la région de Gosen où habite mon peuple: il n'y aura pas de mouches là-bas afin que tu saches que moi, l'Eternel, je suis présent dans cette région. 19 Je placerai une séparation entre mon peuple et le tien. Ce signe sera pour demain.'» 20 C'est ce que fit l'Eternel. Une grande quantité de mouches venimeuses vint dans la maison du pharaon et de ses serviteurs, et toute l'Egypte fut dévastée par les mouches.


Notes de la Bible Segond 21

Exode 8

  • 8.18 Suis présent dans cette région : ou occupe ton pays ou règne sur la terre, littéralement (suis) à l'intérieur de la terre.

 

 

 

 

SOMMES-NOUS VRAIMENT DES SIENS ?

 

Qui ne connaît les dix plaies qui forcèrent Pharaon à laisser partir le peuple d’Israël jusque-là maintenu en servitude ? Dieu ne pouvait-il faire que sa résistance fléchisse dès les premières plaies ? De fait, elles étaient à la fois autant de jugements contre les faux dieux du pays. Et leur ampleur devait impressionner aussi les peuples d’alentour.

 

Si nous nous arrêtons à la cinquième, c’est que c’est la première qui ne frappera que les Egyptiens.

 

Dieu fait une distinction entre eux et son peuple chez qui il n’y aura pas de mouches venimeuses.

 

Lisant cela, je me disais que la distinction entre enfants de Dieu et « gens du monde » est de moins en moins nette. Ce n’est évidemment pas que Dieu ne puisse plus la faire. C’est nous qui choisissons de ressembler de plus en plus à tout le monde. Non, certes, que nous aimions les mouches venimeuses tournoyant autour d’un monde qui sent déjà la mort, mais nous voulons jouir des papillons non moins toxiques et trompeurs que constituent les plaisirs douteux. Se dire chrétien, mais vouloir profiter de la pacotille clinquante de ce monde, ne serait-ce pas le signe que nous n’appartenons pas au Seigneur ? N’espérons-nous pas que Dieu fera quand même la différence lorsque ses jugements atteindront les impies ?

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes » - Richard Doulière)

 

Ichtus (2)