Da ma voix je crie à l’Éternel, et il me répond de sa montagne sainte

(Psaume 3.5)

 

Lecture proposée : (1Samuel 1.1-18)

1 Il y avait un homme de Ramathaïm-Tsophim, de la région montagneuse d'Ephraïm, du nom d'Elkana. Il était le fils de Jeroham, fils d'Elihu, petit-fils de Thohu et arrière-petit-fils de Tsuph, et était éphraïmite. 2 Il avait deux femmes. L'une s'appelait Anne, l'autre Peninna; Peninna avait des enfants, tandis qu'Anne n'en avait pas. 3 Chaque année, cet homme montait de sa ville jusqu'à Silo pour adorer l’Éternel, le maître de l'univers, et lui offrir des sacrifices. Là se trouvaient les deux fils d'Eli, Hophni et Phinées, qui étaient prêtres de l’Éternel.
4 Le jour où Elkana offrait son sacrifice, il donnait des portions à sa femme Peninna et à tous les fils et à toutes les filles qu'il avait d'elle. 5 Mais à Anne, il donnait une portion double, car il l'aimait, même si l’Éternel l'avait rendue stérile. 6 Sa rivale la provoquait pour la pousser à s'irriter de ce que l’Éternel l'avait rendue stérile. 7 Et toutes les années il en allait de même: chaque fois qu'Anne montait à la maison de l’Éternel, Peninna la provoquait de la même manière. Alors elle pleurait et ne mangeait pas. 8 Son mari Elkana lui disait: «Anne, pourquoi pleures-tu et ne manges-tu pas? Pourquoi ton cœur est-il attristé? Est-ce que je ne vaux pas pour toi mieux que dix fils?»
9 Anne se leva, après que l'on eut mangé et bu à Silo. Le prêtre Eli était assis sur son siège, près de la porte du temple de l’Éternel. 10 L'amertume dans l'âme, elle pria l’Éternel et pleura abondamment. 11 Elle fit le vœu suivant: «Éternel, maître de l'univers, si tu consens à regarder la détresse de ta servante, si tu te souviens de moi, si tu n'oublies pas ta servante et lui donnes un fils, je le consacrerai à l’Éternel pour toute la durée de sa vie et le rasoir ne passera pas sur sa tête.» 12 Comme elle restait longtemps en prière devant l’Éternel, Eli observa sa bouche. 13 Anne parlait dans son cœur et ne faisait que remuer les lèvres, on n'entendait pas sa voix. Eli pensa qu'elle était ivre, 14 et il lui dit: «Jusqu'à quand seras-tu ivre? Va cuver ton vin.» 15 Anne répondit: «Ce n'est pas cela, mon seigneur. Je suis une femme à l'esprit abattu, je n'ai bu ni vin ni boisson enivrante, mais j'épanchais mon cœur devant l’Éternel. 16 Ne prends pas ta servante pour une femme légère, car c'est le trop-plein de ma douleur et de mon chagrin qui m'a fait parler jusqu'à présent.» 17 Eli reprit la parole et dit: «Pars en paix et que le Dieu d'Israël exauce la prière que tu lui as adressée!» 18 Elle répondit: «Que ta servante trouve grâce à tes yeux!» Cette femme s'en alla. Elle se remit à manger et son visage ne fut plus le même.

 

 

 

LA FOI QUI SURMONTE TOUT

 

 

Peu de choses désarment mieux de nouveaux travailleurs que de se faire critiquer par des vétérans. Le bon employeur sait que, pour protéger ses nouveaux employés, il doit les entourer de mentors qui sont prêts à les protéger contre les traits acérés et inutiles de la critique.

 

Anne est pour nous un mentor quand il s’agit de composer avec les critiques et les désirs profonds du cœur (1 Samuel 1.1-18). Entourée d’un mari qui ne comprenait pas, d’un pair railleur et d’un sacrificateur des plus critiques.

 

Anne a trouvé le moyen d’émerger du brouillard en se confiant à Dieu (v.10). Si nous savons maintenant que Dieu a exaucé la prière d’Anne en lui donnant un enfant, nous ignorons si la bénédiction d’Élie constituait un souhait ou une promesse de Dieu (v.17). Je crois que son visage s’est éclairé surtout parce que le fait de se confier en Dieu lui a procuré la paix.

 

Nous avons été créés afin d’être en relation avec Dieu ; et lorsque nous faisons passer cette relation à un niveau intime, elle nous lie non seulement à sa présence, mais aussi à sa force. Dieu accueille favorablement les prières qui expriment nos blessures et nos émotions, car elles démontrent la confiance que nous avons en lui. Nous trouverons souvent la bonne perspective, et presque chaque fois le réconfort, en sachant que nous avons confié ce qui nous trouble – qu’il s’agisse de critiques ou de désirs profonds – à celui qui est le mieux placé pour nous y faire voir plus clair.

 

En prière, le cœur sans les mots vaut mieux que les mots sans le cœur

 

(Extrait de « Notre Pain Quotidien – R.K)

 

Ichtus (2)