Que germe la conscience et le discernement (Photopoème)

Que germe la conscience et le discernement

 

Je suis une « route–qui-dure » ;
Une route d’amour
Une route de sable blond
S’émouvant au soleil du désert,
Une vie s’enlisait à l’eau du ciel.

L’homme est pétri de grains de terre,
D’eau des larmes et du but de ses souffrances.
L’homme peine sous le poids des destins
Et de ses « Libre-Arbitre » dont il ne se soucie guère.

Les égos se bousculent en fruits de vigne rouge
Comme du sang des enfants aux rythmes des temps.
Les cultures se choquent et s’entrechoquent,
Les traditions nues s’épuisent aux feux des bouges.

Toi, la politique de la matière…
Toi, le religieux de l’esprit !
Que vas-tu faire, là, de nos pas en avant,
Des bouts de réflexions humanitaires ?

Je suis marin de toutes mes tempêtes,
Une mer de vagues et d’écume du jour,
Se mouvant sous la lune amarine en fleur farine,
Et mon sommeil se fond, se noit en rayon de levure.

Je suis de cette terre où l’amer et le grain
S’ignorent ou se disputent en demi-teinte,
Attente d’Homme ou de Femme en fleur de divin.
Est, celui qui prie ! Deviens, celui qui pille !

La société tient dans sa « main-matière »
L’esclavage cru, celui qui hésite fier
A se rendre ou défendre aux prix fou
Comme une aliénation, prostitution de l’être.

Je suis cette route mûre
Cette route d’éclats purs,
Qui de son émotion sûre
Parvient à rendre l’homme à la femme
Et la femme à l’homme, l’être à l’enfant.

En flux et reflux
En senteur, en saveur,
De rêves et d’illusion,
D’abandon et de quête…
D’attente et de partage.

Que germe la conscience et le discernement
Juste aliment, manne céleste de Dieu qui nous créa !


Yann - 20110107