les bruits sont rappelés aux livres du silence

 

Les bruits sont rappelés aux livres du silence

...pour nous ensemencer au rivage de l'autre.

 

 

 

 

Les bruits sont rappelés aux livres du silence.

Leurs mots sont ornés de parures délébiles.

Leurs pages étreignent comme une survivance.

N'est pas les déchirer que de gommer leur encre,

Cette ancre qui s'inscrit tout au fond du « nous-mêmes »

Et que l'on cherche à lire à effacer aussi.

Le livre de ta vie s'est fait aussi des pages

Du mien qui aurait pu se fondre, s'enrchir,

A chaque croisement de nos âmes passantes.

La roue du destin tourne au gré de nos rencontres.

Elles sont impercepibles et pourtant si profondes ;

Tiens, on dirait la mer et ses couleurs fondantes.

 

 

C'est Toi la mer immense et Moi le littoral.

Nous fûmes recréer pour nous baigner l'un l'autre,

Nous laver à chaque « lèche-vague » d'écume,

Nous accrocher pour vivre à chaque « bouée-roc» ;

Comme si on échangeait nos suées de misères

Pour que l'un s'enroche si l'autre s'amarine.

On peut faire tous les rêves et y baigner

Au clair de terre la source au clair de mer

La racine et croissance et ce qui est subtil

Pour que s'arrête le « confondre » et naisse alors...

La clarté est issue des sentiments créés

Pour nous ensemencer au rivage de l'autre.

 

 

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yann