Pilate leur dit pour la troisième fois :

« Quel mal a-t-il fait ? »

(Luc 23.22)

 

Lecture proposée : (Luc 23.6-25)

6 A ces mots, Pilate demanda si cet homme était galiléen. 7 Lorsqu'il apprit qu'il relevait bien de l'autorité d'Hérode, il le lui envoya, car lui aussi se trouvait à Jérusalem ces jours-là.
8 Lorsque Hérode vit Jésus, il en eut une grande joie, car depuis longtemps il désirait le voir à cause de tout ce qu'il avait entendu dire de lui, et il espérait le voir faire un signe miraculeux. 9 Il lui posa beaucoup de questions, mais Jésus ne lui répondit rien. 10 Les chefs des prêtres et les spécialistes de la loi étaient présents et accusaient violemment Jésus. 11 Alors Hérode, avec ses gardes, le traita avec mépris et se moqua de lui. Puis, après lui avoir mis un habit magnifique, il le renvoya à Pilate.
12 Ce jour-là, Pilate et Hérode devinrent amis, d'ennemis qu'ils étaient auparavant.
13 Pilate rassembla les chefs des prêtres, les magistrats et le peuple 14 et leur dit: «Vous m'avez amené cet homme sous prétexte qu'il excitait le peuple à la révolte. Or, je l'ai interrogé devant vous et je ne l'ai trouvé coupable d'aucun des actes dont vous l'accusez; 15 Hérode non plus, puisqu'il nous l'a renvoyé. Ainsi cet homme n'a rien fait qui soit digne de mort. 16 Je vais donc le relâcher après l'avoir fait fouetter.»
17 [A chaque fête, il devait leur relâcher un prisonnier.] 18 Ils s'écrièrent tous ensemble: «Fais mourir celui-ci et relâche-nous Barabbas.» 19 Cet homme avait été mis en prison pour une émeute qui avait eu lieu dans la ville et pour un meurtre.
20 Pilate [leur] parla de nouveau dans l'intention de relâcher Jésus, 21 mais ils criaient: «Crucifie-le, crucifie-le!»
22 Pour la troisième fois, Pilate leur dit: «Quel mal a-t-il fait? Je n'ai rien trouvé en lui qui mérite la mort. Je vais donc le relâcher après l'avoir fait fouetter.»
23 Cependant ils insistaient à grands cris, demandant qu'il soit crucifié, et leurs cris l'emportèrent, [avec ceux des chefs des prêtres.] 24 Pilate décida de leur accorder ce qu'ils demandaient. 25 Il relâcha celui qui avait été mis en prison pour émeute et pour meurtre, et qu'ils réclamaient, et il livra Jésus à leur volonté.

 

 

LE GOUVERNEUR ET NOUS

 

Pour évoquer un lâche compromis, on cite souvent Pilate se lavant les mains. Je m'en étonne toujours car, avant de céder aux accusateurs, il a, à plusieurs reprises, tenté de libérer Jésus. Après tout, même si c'était une manière de se dégager du problème, envoyer l'accusé vers Hérode était plutôt humiliant puisqu'ils étaient des rivaux politiques. En tout cas, les sentiments du gouverneur païen furent plus nobles que ceux des religieux vociférant pour exiger la mort du Nazaréen !

 

Pilate et Hérode finirent par se réconcilier sur le dos de Jésus... sur le dos terriblement meurtri du Juste.

 

Beaucoup d'hommes se sont ainsi rapprochés en prenant leurs distances avec d'autres. Qui n'a pas connu de familles longtemps séparées, soudain réunies pour frapper ensemble d'un même côté ?

 

Aimer sans distinction, ne serait-ce pas d'abord surveiller la versatilité de nos sentiments ? Avec la volonté de partager les mêmes réflexes que ceux de notre Seigneur ? (Philippiens 2.1-4)[1 S'il y a donc de l'encouragement en Christ, s'il y a de la consolation dans l'amour, s'il y a une communion de l'Esprit, s'il y a de la tendresse et de la compassion, 2 rendez ma joie parfaite en vivant en plein accord. Ayez un même amour, un même cœur, une unité de pensée. 3 Ne faites rien par esprit de rivalité ou par désir d'une gloire sans valeur, mais avec humilité considérez les autres comme supérieurs à vous-mêmes. 4 Que chacun de vous, au lieu de regarder à ses propres intérêts, regarde aussi à ceux des autres. ]

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes » - Ivan Doulière)

 

Ichtus (2)